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Evolution dans notre optique équitation

Sujet commencé par : kagnotte - Il y a 30 réponses à ce sujet, dernière réponse par BountyB
1 personne suit ce sujet
Par kagnotte : le 24/04/26 à 10:38:55

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Je ne sais pas si je suis la seule, mais avec les années je me rends compte que j'ai complètement changer mes ambitions avec les chevaux.

Je rêvais de concours, de cheval sport de pas mal de choses ambitieuses au final.

Et je me rends compte que la vie a chamboulé tout ça.
Entre les soucis de santé de Kagnotte, l'erreur de casting avec Picsou, la perte de Ring et ma santé qui est pas toujours folichonne,...
Au milieu de tout ça l'envie de "bien être" d'offrir la meilleur vie possible à mes bestioles, et bien je n'ai rien fait de ce que j'avais imaginé.

Et au final aucun regret.
Je me fais plaisir à mon petit niveau, je n'ai pas de chevaux de sport, mais du pratique au quotidien, je n'ai pas spécialement progressé au niveau technique, je dirais même que j'ai un peu régressé.
Je n'ai pas spécialement envie de résultats en concours, je m'éclate à faire beaucoup d'extérieur, tout en prenant du plaisir en carrière, mais sans me coller la rate au cours bouillon.

En faite j'en suis à faire exclusivement du loisir, sortir avec les copines, rester dans mon équitation planplan, et au final depuis que j'en suis là je me prends beaucoup moins la tête. Il y a un moment où j'avais l'impression d'avoir "râté" ma carrière de cavalière, mais quand je vois qu'au final je prends vraiment du plaisir avec mes chevaux, je me dis que pas tant que ça.

Alors est-ce que je prends de l'âge, ou bien ma vision de l'équitation a changé, mais je vis plutôt bien la nouvelle orientation de me rêves "d'équitation", et je suis beaucoup moins frustrée.
Et au final je m'oriente à faire ce que je faisais avec Masari mon premier cheval, un peu de tout et n'importe quoi, comme si c'est lui qui m'avait "formé en tant que cavalière".

Suis-je la seule à avoir complètement changé d'optique?

Messages 1 à 30, Page : 1

Par Arwen73310 : le 24/04/26 à 10:57:24

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Je suis un peu plus jeune et je suis comme toi.

Durant ma vingtaine j'avais plein de rêves et de projets équestre (je faisais du complet durant 3 ans en club) puis erreur de casting je me suis fait très peur.... Plus envie de monter car catastrophe a chaque fois.
J'ai perdu 7 ans a m'acharner... Et ne pas profiter de mes meilleurs années équestre (jeune et sans enfant lol)

Puis j'ai changé de cheval et Djouba est arrivée.
Le temps de reprendre confiance et se découvrir. Puis avoir des enfants ....

Résultat j'ai bientôt 40 ans et j'ai absolument rien fait de ce que j'avais rêver de faire lol !
Les concours je pense que je peux tirer un trait dessus toute maniere maintenant avec les enfants je me vois pas aller en cours tout les weekend donc pas de regret.

Progresser ça on le fait encore depuis qu'elle est au club et j'avoue que c'est trop bien j'en avais un peu marre de faire que de la balade.
Puis ca nous permet de faire plein de discipline différentes !
Je me suis rendu compte que maintenant je ne veux plus être performante je veux juste m'amuser avec ma jument et toucher à tout . J'adore essayer plein de discipline.
J'ai envie de refaire des randos.

Ma fois je n'aurais pas eu la carrière équestre que j'avais prévu mais j'ai eu une vie en parallèle et je suis déjà contente d'avoir réussi a concilier des parcours pma / des enfants / monter a cheval / entraîner mes chiens en agility (la idem même sujet .... Je n'ai jamais fait les concours que je voulais ... Entres les soucis de santé des chiens / les enfants et là repartir à zéro avec la nouvelle recrue). Mais tant qu'on s'éclate en entraînement !




Par BountyB : le 24/04/26 à 11:13:28

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Je n'ai jamais eu d'envies de compétition, pour autant mon rapport aux chevaux a énormément changé avec le temps.

Plus le temps passe, et plus je me questionne sur le spécisme et sur ma relation aux chevaux et ce que je me permets de leur imposer. Là j'ai ma petite jument que je devrais débourrer depuis 2 ans, bah j'y arrive pas, cette impression que de trop la soumettre va "casser" quelque chose en elle. Alors on fait des balades en main, des exercices d'éducation de base pour qu'elle soit facile au quotidien, on s'amuse beaucoup et elle est toute contente à chaque fois qu'on fait quelque chose, elle a une joie de vivre folle et une incroyable indépendance, c'est comme si c'était un magnifique mais fragile équilibre que j'ai peur de casser, qui suis-je pour lui imposer cette soumission qui est si loin de sa personnalité

Bref, on est loin de mon activité équestre dans ma vingtaine où je montais mon cheval 5-6 jours par semaine en balade sportive, rando de 4-5 heures le dimanche, de jour, de nuit, sous la pluie, dans le vent, et où ça devait filer droit

Bon tous ces questionnements ne m'empêchent pas d'être très heureuse d'avoir mes chevaux à la maison, et finalement c'est le plus important.

Par kagnotte : le 24/04/26 à 11:19:52

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Au final je pense même que je suis plus heureuse comme ça que de me coller des objectifs sportifs

Monter ou pas, mais partager avec mes chevaux je m'éclate. Je n'ai aucun objectif dans le temps avec eux, juste partager.

J'aime bien prendre mes cours une fois par semaine, mais sans pression, et je suis contente d'avoir trouver ma prof pour ça, elle a bien compris mon optique.

Ukaï est toujours partant, et mon tiloup pareil.
Si je vais sur un concours c'est vraiment avec aucune ambition de résultat, juste faire au mieux et essayer un truc.

Enfin voilà hier sur ma chaise longue, face à mes parcs et mes loustics et bien je me faisais la réflexion, qu'au final je n'ai pas fait grand chose de mes rêves de sport équestre, mais que je finalement ça n'a aucune importance. Et que juste prévoir une sortie à cheval avec les copines ça me met en joie




Message édité le 24/04/26 à 11:22

Par K.Zel : le 24/04/26 à 12:45:32

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Je n'ai pas l'impression d'avoir changé d'optique, mais j'ai changé de parcours, ça c'est certain. enfant et ado, via les lieux où je montais, j'ai fait beaucoup de concours. (pony games, CSO, complet, attelage) mais j'ai zéro esprit de compétition, je ne suis pas câblé pour ça, alors hors structures, j'ai complètement arrêté le concours et c'est très bien comme ça. Le seul aspect qui me manque est l'émulation d'un groupe, parce que c'était cool ce type de week-end avec les copines, mais pas les concours en eux-mêmes. Les disciplines, elles, me manquent, mais j'ai bien dû ajuster le tir avec les pathologies de mes chevaux. Fait que je suis piéton depuis un moment, mais monter ne me manque pas vraiment non plus.

Je suis bien plus intéressé par la relation au cheval, pas pour rien que j'ai acheté un poney B où il serait évident que je n'allais pas monter dessus. au fil du temps, j'ai compris que ce qui m'intéressait le plus, c'était l'éducation à pied, et surtout l'instauration d'un climat de confiance.
Après, je ne dis pas. si j'vais un cheval sain et pratique, oui, je recommencerai à faire un peu de tout comme discipline, mais sans, c'est ok aussi. Moi, je leur demande juste d'être mes potes et ça me convient. Mais je pense que ça n'est pas vraiment un changement d'optique, ça a toujours été là, mais ce sont les circonstances qui m'ont amené là où j'en suis actuellement.

Par Arwen73310 : le 24/04/26 à 13:11:35

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J'avoue que pas contre j'aime monter à cheval.
Après si le cheval devient non montable c'est encore une autre histoire. On s'adapte car on les aime.

Par Pili : le 24/04/26 à 15:24:40

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moi j'ai eu plusieurs vies en une avec les chevaux.
Et tout a toujours été soumis à ma trésorerie du moment qui n'a jamais été glorieuse.

D'abord j'ai monté beaucoup, beaucoup, beaucoup et de tout, surtout des chevaux sur lesquels personne n'osait poser ses fesses. ça a toujours été ma façon d'être , on me disait que c'était impossible alors je l'ai fait.
Comme K.Zel j'ai zéro esprit de compet, du moment que je suis contente de moi (et du cheval) j'ai tout gagné.
J'ai randonné beaucoup aussi quand j'ai eu mon premier cheval pcq j'avais pas les moyens d'aller en concours, on partait des semaines entières, 1 mois à 6 semaines en été.

Le deuxième cheval ça a été mon premier sauvetage de boucherie, un cacatère épouvantable, beaucoup de remises en questions et c'est devenu un des chevaux de ma vie.

Après, les enfants, je montais toujours mais nettement moins.
Puis j'ai rencontré une copine qui vendait des poneys. J'ai fait de la remise en route de poneys raides plantés sur les barres (ou de fou cinglés qui courraient comme des dératés y compris droit dans le mur). Je me suis occupée des jeunes chevaux de l'écurie (éducation des poulains de 0 à 3 ans pré debourrage compris) et la rééducation à pied des chevaux de concours (surtout ceux qui e voulaient plus charger en van et des trucs comme ça)
Puis j'ai augmenté mes 'sauvetages' et je me suis passionnée pour les pathologies improbables, toujours dans le cadre de 'y a rien à faire avec ce cheval, il est foutu'.
J'ai visité tous les marchés et marchands pourris pour voir avec mes yeux et tenter d'aider. J'ai aidé à la mise en route de plusieurs refuges belges.

Et là c'est fini, je fais les comptes, j'ai fait beaucoup de conneries, quelques choses très bien. J'ai beaucoup appris (et je n'ai pas fini même si ça ne servira plus à rien) y a rien à faire ça me passionne.

Je ne comprends pas les gens qui se mettent la rate au court bouillon avec les concours et qui se bouffent le mou à vouloir faire faire des trucs à leurs chevaux que ceux-ci n'ont absolument pas envie de faire. J'ai toujours essayé de trouver un terrain d'entente et si je n'ai pas fait des chevaux mon métier c'est justement pour ne pas avoir cette pression

Par Ecoleartequestre : le 24/04/26 à 17:12:58

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La compétition ne m'a jamais intéressée en tant qu'objectif de gagne, par contre le perfectionisme en dressage, oui.
Et de ce point de vue je suis allée très loin avec mon premier cheval, bien au delà de ce que j'imaginais même possible à la base. Pas seulement en dressage pur d'ailleurs, car j'ai vraiment tout fait avec lui, des sorties partout, des spectacles dans des conditions pas du tout évidentes , et même quelques concours histoire de vérifier (avec succès ) qu'on n'était pas à côté de nos pompes en dressage.
Le projet en achetant le deuxième, c'était de refaire pareil, mais en encore mieux, et plus vite.
Bon ben raté : blessure grave et officiellement mis à la retraite dès 5 ans par tous les diagnostics vétos. En vrai ça a été long et compliqué mais à 12 ans, même si on a connu depuis un début de rechute et une deuxième longue période d'arrêt, il a déjoué tous les pronostics et n'est pas du tout en retraite. (La véto qui me demande toujours de ses nouvelles quand elle vient à l'écurie n'en revient toujours pas...comme quoi entre le verdict des radios et la réalité de la clinique, il peut y avoir pas mal de différence).
En vrai il continue même de travailler à un rythme, certes adapté, mais soutenu. Par contre on a largement revu nos objectifs à la baisse: il a beau avoir à la base un physique idéal, il n'atteindra jamais le niveau du premier c'est certain, parce qu'on doit limiter trop d'efforts répétés sur les jarrets, et qu'en dressage les jarrets c'est quand même un peu beaucoup indispensable. Donc on FAIT, tout, mais on ne répète jamais trop, on cherche les progrès sans jamais forcer, on avance en s'économisant quoi. Rien que ça, c'est tout un cheminement intellectuel pour le cavalier: alors non, on n'est plus du tout dans notre objectif de départ, mais le parcours est très intéressant aussi en fait....enfin moi j'y trouve mon compte aussi finalement.

Et c'est pas tout car aussi, il y a le mental (rien à voir avec celui du premier) qui a été très compliqué à gérer avec lui aussi: et ça, c'est et ça reste un défi, voire une lourde charge psychologique, au quotidien. Gentil, très (mais vraiment très) intelligent, un pur bonheur pour le travail en liberté. ...mais alors hyper émotif, en perpétuelle hyper vigilance au point d'en être, cumulé avec ses moyens physiques d'anguille de compétition, parfois carrément dangereux sous la selle: je l'avais acheté en connaissance de cause et même choisi en partie pour ça, histoire de me lancer un nouveau défi et m'obliger à progresser. Quand je me revois dire à l'éleveur, après avoir hésité 15 jours entre 2 de ses poulains, dont le deuxième était une machine de guerre déjà bien huilée dès le débourrage, supérieure physiquement et qui n'aurait pas posé la moindre difficulté (l'impression de monter un 7 ans) : "je fais le choix de la difficulté, je choisis le gris"....j'ai encore envie de me mettre des baffes parfois .
Disons que côté défi les objectifs sont atteints on va dire , maintenant l'essentiel du boulot avec lui, beaucoup plus que le dressage en tant que tel, c'est de gérer les émotions . Et oui j'ai effectivement beaucoup progressé là dessus (bien obligée), n'empêche que ça reste super compliqué et que ça le restera.
Bref j'ai aujourd'hui un 27 ans bien plus disponible que mon 12 ans, aussi bien physiquement que mentalement , avec lequel je peux encore aller profiter de longues balades en forêt sans me prendre la tête, ce qui à la base n'était pas mon objectif premier mais que j'apprécie de plus en plus. Et si l'autre finit vraiment handicapé plus montable du tout, j'aurais toujours la complicité à pied à continuer de travailler et développer avec lui: sur ça aussi j'ai découvert des horizons que je n'imaginais pas du tout il y a 25 ans.

Donc oui, entre mon petit galop 5 en club, et mes rêves d'il y a 25 ans quand j'ai acheté le premier, où je voulais juste un bel ibérique parce que ces chevaux me faisaient rêver alors que je n'en avais même jamais vu un de près. ...puis toutes les expériences vécues avec les deux, les succès comme les échecs...je ne suis plus du tout la même cavalière. Si j'en rachetais un aujourd'hui, l'âge aidant (ou pas justement), cette fois je ferais le choix de la facilité et pas grave si on n'atteint pas un niveau de grand prix en dressage. Quoique, ça m'étonnerait bien que si le cheval en a la capacité je ne commence pas à demander quelques petits changements de pied par ci par là au cours de nos balades.

Par pakret : le 24/04/26 à 18:31:41

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J'aurais pu écrire ce que Pili a écrit

Je ne comprends pas les gens qui se mettent la rate au court bouillon avec les concours et qui se bouffent le mou à vouloir faire faire des trucs à leurs chevaux que ceux-ci n'ont absolument pas envie de faire. J'ai toujours essayé de trouver un terrain d'entente et si je n'ai pas fait des chevaux mon métier c'est justement pour ne pas avoir cette pression

Au départ j'étais cavalière cce / cso j'aimais bien progresser dans ces disciplines, jusqu'au moment où j'ai eu ce cher kara , très talentueux mais avec aussi peu d'esprit de compétition que moi.
J'ai vraiment compris que ce que j'aimais c'est qu'on progresse ensemble, qu'importe ce qu'on faisait.
Et puis ça a continué , chacun de mes chevaux a sa personnalité, ses aptitudes et ses préférences. Et je m'éclate avec chacun d'eux pour des raisons différentes.

Maintenant j ai élevé un certain nombre de chevaux que j'ai gardé, debourré puis mis au vrai boulot et c'est si agréable de tout faire de A à Z que je crois que c'est devenu ça ma vraie passion

Les concours j'ai jamais eu l'esprit de compétition mais j'adore qu'on me prépare un petit challenge que je doive relever, et en ce sens j'aime toujours en faire

Par Pili : le 24/04/26 à 22:43:34

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dans ma période de remise en route de poneys le but c'était toujours 3 obstacles au début, n'importe comment mais on les passe, tout le reste est bonus avec comme mot d'ordre même une vache sait sauter un mètre. Bon,, une fois qu'ils faisaient leur tour proprement ils étaient vendus et moi ça ne m'intéressait plus. C'est comme réparé un cheval cassé de partout, une fois qu'il gambade comme un lapin il est temps pour lui de laisser sa place à un autre. Même si parfois je regrette d'avoir replacé certains chevaux qui étaient vraiment super chouettes j'ai eu très peu de 'chevaux de ma vie' que je n'aurais fait partir pour rien au monde. Mon grand défaut c'est que je m'ennuie vite et que j'ai éternellement besoin d'apprendre de nouvelles choses, et vivre de nouvelles expériences.

Par kagnotte : le 24/04/26 à 23:04:51

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Je n’ai jamais été compet pour la gagne, de toute façon j’ai jamais rien gagné

Juste ça me donnait des objectifs et c’était ce qui se faisait.
J’ai voulu faire du dressage parce que le côté technique me plaisait, mais au final il y a des choses qui me plaisent moyen.

Là avec Ukaï je m’éclate à faire des choses avec lui, mais je n’ai pas envie de "trop le contraindre", et avec Oli je veux une aussi jolie relation.
C’est vraiment ça que je, recherche,
Là depuis que je ne pense plus a des objectifs dans rien, et bien je m’amuse bien plus. J’aime monter, mais pas que j’aime tout ce qu’il y a autour de mes chevaux.

Par Tessa : le 25/04/26 à 08:45:24

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Quand j'ai commencé à monter (à 8 ans), je me suis vite rendu compte que dans l'endroit où j'allais, les chevaux était clairement mal traités (en deux mots).
A 12 ans, j'avais une pharmacie énorme et chacune d'entre nous à l'écurie avait un ou deux "protégés" qu'on soignait, complémentait, nourrissait en plus.
Le propriétaire de l'écurie, pas dupe, faisait semblant d'ignorer et se frottait les mains derrière nous.
Bref, il a eu, par 2 fois, ses chevaux saisis, il les a récupéré à chaque fois.

Dans cette écurie, à 12 ans, je donnais cours en plus.
Et je faisais de la randonnée. Enfin, de la petite randonnée, vu l'état des chevaux.

Mon rêve était de faire du dressage, pas en compétition mais pour danser avec mon cheval.

A 25 ans, je me suis acheté Tessa, une semaine après son arrivée, j'étais à l'hosto avec une vertèbre explosée.
On me donnait tout et n'importe quoi à monter... Tessa pas encore débourrée m'a appris que ce n'était pas une façon de faire.

Je suis restée 6 mois au bord de la piste à regarder les chevaux et à essayer de comprendre leur comportement et ça a changé ma vie.
je ne montais plus les frappadingues mais je les bossais à pied pour qu'il puisse reprendre avec quelqu'un d'autre la partie montée.

Parallèlement, j'ai promis à Tessa qu'elle vieillirait sous mes fenêtres.
Et est né l'idée d'avoir une petite écurie pour quelques "privilégiés", une écurie où les propriétaires n'auraient pas à s'inquiéter du bien-être de leur cheval si ils ne pouvaient pas venir.

Mon envie de dressage, je l'ai comblée en me faisant de petits plaisirs avec certains chevaux et en devenant juge.
Malheureusement pour moi, les chevaux qui sont entrés dans ma vie, si ils ont les compétences pour faire du joli dressage, ils ont souvent été abîmés par la vie et je passe surtout du temps à gérer leurs soucis plutôt qu'à travailler leurs qualités.

Mais je ne regrette rien.
J'ai encore du temps: je n'ai que 56 ans, je vais un jour trouver le cheval pas trop cassé, assez confortable pour m'offrir ce dont je rêve: changer de pied en série...

Dans tous les cas, les chevaux m'ont emmenée là où je devais être et je ne le regrette pas.

Par Erzebeth : le 25/04/26 à 08:47:59

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C'est marrant, je crois que j'ai eu le cheminement inverse.
C'est aussi une question de parcours personnel. Quand j'étais ado et que je montais en club, ceux qui sortaient en concours, c'étaient ceux qui avaient des parents avec des sous derrière eux, qui avaient le cheval qui va bien, et tout ça coûtait bien cher (dans mon club en tous cas). Mes parents ne s'intéressaient absolument pas à ce que je faisais et les cavaliers de club sortaient peu en concours, parfois un entrainement ou deux par an, jamais d'officiel (les concours club n'existaient pas). Donc bon, je ne me suis jamais projetée vers ça, c'était hors limites. Mais à côté j'ai rencontré Bellinda.
Avec Bellinda, quand je l'ai rachetée en tous cas (pas au début ), c'était une évidence et j'ai jamais eu d'objectifs avec elle. Je voulais juste mon cheval, ma "Flicka", que ce soit mon amie, et le reste heu... J'y avais pas trop réfléchi.
Du coup, le relationnel et prendre soin d'elle, ça a toujours été la priorité et je n'ai jamais conçu le reste sans ce postulat de départ.
Après j'ai essayé plein de trucs avec elle, mais c'est parce qu'on était copines que ça marchait, et par ailleurs, j'étais trop fauchée pour les cours, les stages, les concours ou les trucs, donc c'était pas possible, et la jument était intransportable à l'époque, alors bon de toute façons, ça limitait.

Puis j'ai rencontré les Roudoudous et en fait, découvrir autre chose avec d'autres chevaux, les faire progresser aussi, c'était cool, et tant pis pour le niveau, c'est l'évolution du cheval quel qu'il soit et quoi qu'il puisse faire, même si c'est un gros patapouf débile comme Oligo, qui m'intéressait.

Mais c'est vrai que j'ai commencé à avoir des velléités de faire d'autres trucs, de progresser, évoluer... Je me suis dit, "avec le prochain". Le prochain, c'était Sherpa et on n'a pas fait grand chose de ce que j'aurais aimé faire avec lui à vrai dire.

Mais là, j'ai un cheval qui peut potentiellement tout faire et avec qui je pourrais progresser et évoluer. J'ai un van, possibilité de prendre des cours, bref, les planètes sont alignées... mais maintenant j'ai un enfant en bas âge, alors il est possible que ça n'aille pas si vite que ça.

Par calliope : le 25/04/26 à 09:15:53

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43 ans depuis que j’ai posé mes fesses pour la 1ère fois sur un cheval.

Et mon rêve c’était de monter à cru en licol et de faire un long voyage à cheval, influencée par les BD Buddy Longway et les récits d’Emile Brager.
J’ai attendu presque 20 ans pour oser monter ma 1ère jument « comme les indiens » et le + long voyage à cheval que j’ai fait c’est Vezin – Chiny s/Semois.

Mais pas de frustration, pas de regrets. J’ai baladé, randonné, endurancé, jumpé un peu et même pris goût à dressouiller avec ma 2è jument qui avait quelques dispositions.

La compétition en endurance et en CSO, c’était surtout une victoire sur moi-même. Je partais de loin : une gamine tétanisée et pleurant, perchée sur un immense cheval de club et le prof qui lui hurlait dessus. Heureusement, il ne m’a pas dégoûtée et après un arrêt, j’ai eu la chance de rencontrer une monitrice plus pédagogue et 2 double poneys qui m’ont redonné confiance et permis de progresser. C’est là que j’ai rencontré ma 1ère pouliche psar , ce qui a déterminé la suite de ma vie de cavalière.

Car en fait, l’équitation m’a permis de sortir de ma coquille, de prendre confiance en moi et c’est la relation avec mes chevaux qui prime bien avant des objectifs.

Depuis 1 an, je ne monte quasi plus et j’apprécie juste de les observer dans le petit coin de nature où ils ont la chance de vivre avec renards, lapins, chevreuils et sangliers.


Par Aquarium : le 25/04/26 à 11:51:12

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Je n'ai pas changé ma vision et mes rêves mais j'ai progressé ^^

J'ai découvert les chevaux à 12ans, déflagration , c'est la passion de ma vie. Mais il ne m'a pas fallu 1an pour comprendre tout le malheur que vivait ces pauvres poneys dans ce club urbain miteux. Alors j'ai arrêté de monter régulièrement mais je n'ai pas arrêté de lire.... je montais sporadiquement en vacances.

A 18ans je me paye une rando à cheval en Auvergne, pour la première fois je monte des chvx qui ne font que de l'extérieur qui vivent en groupe et qui vont BIEN. Le puzzle commence à s'assembler.
La semaine d'après je découvre un centre de tourisme equestre où je m'inscris à un stage de topographie. Je sors seule avec un cheval carte en mains (et oui tout petit niveau mais pas peur) , cette fois c'est sûr, je monterai seule en tête à tête avec ma monture loin du bruit et de la violence des structures équestres, j'ai enfin les sensations rêvées imaginées au cours de mes lectures.

La suite c'est des dps puis laventure de proprietaire , la formation seule à la rando en autonomie, je pars jusqu'à 2 mois tte seule avec 2 chevaux.

Aujourd'hui je suis tjs complexée par mon niveau equestre médiocre alors à cheval je fais le minimum pour l'extérieur : avancer tourner arrêter, sans mors et seule avec 2 animaux tjs.
Mais je me passionne pour l'éducation, la communication ...

J'espère progresser à cheval mais je ne sais pas comment, je ne supporte pas l'enseignement trop brutal .

Bref c'est une passion solitaire, je progresse hyper lentement car j'apprends en même temps que mes juments , mais je prends un max de plaisir

Par Kamao : le 25/04/26 à 16:57:03

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Alors pour le coup moi c’est l’inverse.

Quand mes parents m’ont acheté ma jument j’avais 13 ans et je rêvais simplement d’une chouette relation avec mon animal sans aucune ambition sportive.

Et puis j’ai évolué avec ma jument, on a fait plein de trucs ensemble et l’ambition est venue avec. On a découvert le concours complet, les compétitions puis on a arrêté et on a fait autre chose. Pas parce que j’avais plus envie mais parce que j’avais atteint ses limites et que j’avais pas envie de la péter. On a continué encore de belles années ensemble.
Aujourd’hui j’ai des enfants et je suis plus une adolescente donc je me risquerais plus sur un cross par exemple. Mais j’ai envie de faire ce que j’ai pas pu faire avec ma jument à l’époque. J’ai acheté, je pense, le cheval qui me permettra à la fois d’atteindre mes objectifs et en même temps qui sera le parfait compagnon de vie et de famille, polyvalent, « facile » comme l’était ma jument. Donc j’ai pas mal d’ambitions et de rêves, la différence c’est que je suis plus mature aujourd’hui, j’ai plus d’expérience aussi donc je suis assez optimiste et impatiente !

Je sais déjà que je vais passer par des phases difficiles mais je serai jamais déçue, parce que encore aujourd’hui je me considère comme une privilégiée de pouvoir avoir un cheval. Alors je prends soin de ce privilège et je me contenterai de ce que va m’offrir ce poulain, même si évidemment je vois les choses en grand.

Par lbe : le 28/04/26 à 08:15:38

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Y a 10 ans j ai racheté un jeune cheval, j'ai galère a fond dans toutes les directions Fracture, 3 mois d'hopital j'ai voulu le vendre puis changé a la visite de vente

J'ai fini par arriver a me remettre a l'endurance avec lui après l'avoir mis au travail au paire dans une ecurie d'endurance. Il a dépassé toutes nos attentes ... j'ai eu l'occasion de le vendre une seconde fois mais refusé encore une fois.

J'ai fait 3 saisons d'endurance avec des supers résultats sur les challenges annuels en 40 km c'est trop contraignant j'ai tout laissé tomber y'a deux ans. Je fais une promenade planplan par semaine avec ce super petit cheval qui a maintenant 13 ans, qui est posé gentil et brave pour les sorties avec mamy (moi) au pas.

Et mon mari me remercie de ne plus devoir courrir comme groom tous les mois partout.

Et mon petit cheval ne semble pas se plaindre de sa promprom du dimanche. Avec ma copine on appel ca les balades hypogériatriques on ne fait que du pas.

La vie est belle, faut se faire plaisir et arreter de culpabiliser si on a pas a 100% envie, moi je ne me force plus. J'approche les 50 ma sécurité et ma santé sont aussi prioritaires.




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Par takhan : le 28/04/26 à 09:01:58

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Mon histoire est similaire a celles de plein de petites filles et garçons.
Education club, parents pas fortunés donc cours collectifs avec l'OMS (a 18 au manège à la queuleuleu), mais de bons chevaux, je touche aux 3 disciplines, j'aime les 3.
Je rencontre Indie, un ex cheval de propriétaire, coup de foudre équin et coeur brisé quand je dois partir.
Pause de 16 à 22 ans : je prefere pas monter que monter en dilettante avec une promesse : quand j'aurais 2000 E de salaire je m'acheterai mon cheval. Chose promise chose due j'achète Takhan. Une erreur monumentale mais une évidence en meme temps, il fallait que la fasse cette erreur.
Sur le plan sportif c'est la cata : trop petit, trop de caractère, moi pas assez de technique, trop de colère.
Mais je fais absolument tout avec lui. Pendant 10 ans ma vie est dictée par lui, je lis des heures, essaie tout (et son contraire), je teste tout, il me donne TOUT et je le tiens par les sentiments.
Je rencontre mon ancienne coach qui me débute en concours de dressage et depuis c'est parti.
Mes concours sont très moyens, j'ai pas de mental, j'arrive pas a etre performante quand on me demande de l'être.
Et TAKHAN doit etre mis à la retraite a 12 ans.
Vandalo est là et je rencontre le cheval qui est mes ailes.
Et c'est reparti : il est en concours a 4 ans et 2 jours, et on enchaine. Je monte mieux mais j'arrive toujours pas a etre performante sur ces putains de 5 minutes de reprise.
Je me rends malade veille de concours, toute ma vie est rythmée par les entrainements, les dates etc...
Vandalo suit le mouvement et me pète à la gueule a 8 ans à la faveur d'une série d'entrainement trop rude. Gros red flag, je rappelle Hubert Perring et on reprend tout.
Ca fait 1 an que je suis pas sortie en concours, je continue mes stages, mes entrainements mais je me pose vraiment la question....
En vrai j'aurais pas dépensé autant en tenue de concours je crois que j'aurais plus facilement refermé le livre des concours
Là j'ai quand meme un sentiment de "tout ça pour ça".
Donc comme depuis 1 an je suis dans l'expectative, je dis pas que c'est fini, je dis pas que j'irais de nouveau.

Je suis tellement frustrée de pas savoir montrer ce qu'on sait faire quand on me le demande

Par lbe : le 28/04/26 à 09:40:54

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Je ne comprends pas les gens qui se mettent la rate au court bouillon avec les concours et qui se bouffent le mou à vouloir faire faire des trucs à leurs chevaux que ceux-ci n'ont absolument pas envie de faire. J'ai toujours essayé de trouver un terrain d'entente et si je n'ai pas fait des chevaux mon métier c'est justement pour ne pas avoir cette pression


En endurance c'est le plaisir de la course meme sans chercher les résultats. Juste faire une belle course, bien gérer son cheval et son temps. Et c'est le plaisir de l'équitation d'exterieur.

Par contre obstacle et dressage pour rester 3 minutes en piste et perdre une journée, moi cavalière d'extérieur, j'ai plus difficile de comprendre. Sauf si le cheval se blesse avec un minimum d'entrainement l'endurance c est difficile de ne pas se faire plaisir.

J'ai bien fait quelques concours d'obstacles 3 refus au revoir merci éliminé la c est difficile de comprendre pour moi mais ca doit etre idem quand on aime ces disciplines.


Message édité le 28/04/26 à 09:44

Par Erzebeth : le 28/04/26 à 09:51:21

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Comme Pili je ne comprend pas qu'on se mette la rate au cours bouillon pour les concours, comme ce que raconte Takhan.
Qu'on aime faire des concours, le fait de se fixer les objectifs, l'émulation de la compétition, d'une course, d'une reprise ou d'un parcours d'obstacle, sans soucis je comprends. J'ai fait deux saisons de concours avec un poney, en dressage club, sans la moindre ambition autre que lui faire prendre de l'expérience, et tant pis pour les queues de classement, il en faut bien. Je me suis fait plaisir à voir le poney progresser à son niveau, et c'était sympa, ces journées avec tout le monde, de voir d'autres gens monter et tout...

Mais si on s'en rend malade, là, je pige plus non plus, surtout si en prime le cheval n'aime pas ça.

Par takhan : le 28/04/26 à 10:15:30

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parce que c'est pas aussi net que ça
On peut très bien se mettre la rate au court-bouillon le matin, détester faire les pions à midi, faire une top détente où on se fait plaisir a 14h et être en PLS en sortant de reprise a 15h07
Si c'était aussi net que : j'ai du stress = j'en fais plus ; ce serait facile.
Puis y a aussi le coté : j'étais stressée, mais j'ai travaillé et je veux aller au bout de ma démarche pour me confronter.

Y a une notion de combativité (envers sois meme en premier) dans le fait de faire du concours. En tout cas en ce qui me concerne. Je parlais de pas arriver a etre au rdv au bon moment, j'aurais bien aimé qu'a force j'arrive a me mobiliser et a etre en pleine conscience au moment M. C'est un travail sur soi, c'est pas juste du concours.

Rester chez soi, en ce qui ME concerne je le vis aussi comme une attitude de looser, en ce qui ME concerne hein. C'est en gros lâcher l'affaire car j'y arrive pas en situation de compétition et ça un caractère comme le mien le supporte mal.

Après on peut aussi se mettre la rate au court bouillon la veille, le matin et ressentir une joie et une fierté indescriptible quand on sort une reprise qu'on a jamais réussir à sortir meme à la maison.

Bref c'est jamais tout noir ou tout blanc.

Et dans la compétition y a toujours une part de stress.

Par exemple, là je vais aller courir, moi avec moi meme hein, bah j'ai un fond de stress, c'est comme ça, suis fabriquée comme ça.

Par lbe : le 28/04/26 à 11:12:00

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exactement comme toi takhan

- le concours je kif ca a fond quand j'y suis
- je stresse a fond la veille (surtout de transporter mon cheval pas tellement le concours)
- la course c'est le kiff total
- quand c est fini, je suis soulagée

Donc je suis mitigée je ne sais pas si j'aime ou pas. J'ai arreté et j'ai aussi l impression que je le fais par facilité pour moi même mais se fixer un objectif c est top sauf que là j'ai plus le courage.

Mais je sais comment si je suis alors je suis 50% soulagée de pas le faire et 50% décue par moi même de ne plus trouver la niak et le courage.

Et quand je suis lancée sur une course l'esprit de competition a tendance a prendre le dessus donc je me mefie de moi meme et pourtant dans le boulot j'ai absolument pas cette competitivité en moi. Par contre je le fais pour ma propre performance a moi et mon cheval pas contre les autres.

Mais en bossant temps plein j'arrive pas a le faire correctement et pour le faire mal et risquer de blesser mon cheval par un mauvais entrainement ou une mauvaise préparation ou de le blesser tout court ... je passe mon chemin ...


Message édité le 28/04/26 à 11:13

Par Kamao : le 28/04/26 à 11:16:07

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Je pense que les cavaliers de concours pourraient se poser les mêmes questions à propos de ceux qui pratiquent que du loisir, qui ne font que de la balade ou qui ne font rien ?

Certains aiment le sport d’autres non, c’est pas une question de se mettre la rate au court bouillon. La compétition génère autant de stress que de plaisir et de passion. Bien sûr il y a aussi des défis, parfois déception mais finalement comme dans le loisirs.


Par sheytana : le 28/04/26 à 11:23:20

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En plus ça dépend aussi de ce qu'on fait, avec quel cheval

Je serai mille fois plus en PLS d'aller faire une balade avec Apo que d'aller faire un concours de dressage...

Par Erzebeth : le 28/04/26 à 11:30:42

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Mais c'est pas ce que je dis. Je ne parle absolument pas des compétiteurs en général, juste des cas où le stress semble vraiment prendre le pas sur le reste.

Bien sûr qu'il y a un stress à aller en compétition et que ça peut être émulateur. Mon père était sportif de haut niveau, la compétition, j'ai connu ça toute ma vie, il vivait pour ça.
Bien sûr que ce sont des défis et certains ont plus ou moins besoin de ça. Inversement on peut s'en fixer sans passer par la compétition en loisir, mais il y a moins cette notion d'émulation et le petit stress qui va avec, le trac, et un peu d'excitation. C'est un truc qu'on peut retrouver dans plein d'activités d'ailleurs. J'ai pas trop l'esprit de compétition, par contre j'ai fait quelques reconstitution de batailles et mêlées en reconstitution historique, et croyez-moi la petite montée de stress quand on arrive sur le champs avec sa petite lance et qu'en face ils sont 800, elle y est aussi. Puis après, on s'amuse.

Mais c'est une question de balance. Il y a le stress et la satisfaction que ça procure. Et dans certain cas la balance du stress semble beaucoup plus chargée que l'autre et c'est là que je comprends plus trop. Après c'est une question de perception et elle est certainement un peu faussée sur le forum quand par exemple, à un moment, Takhan nous racontait ses sorties concours et qu'à la lecture, on voyait effectivement surtout le stress et assez peu de satisfaction à la fin. Mais ça c'est très personnel et c'est peut-être aussi le récit qui donnait cette impression, parce qu'en revenant sur les événements, elle ne mettait en avant que les côtés négatifs, pour voir ce qui n'allait pas et progresser. Et de fait Takhan, que tu aies besoin de ce stress pour avancer pas de soucis, tout le monde a son mode de fonctionnement, mais si tu as tout remis en question à un moment, j'imagine que c'est parce que la balance stress/satisfaction n'était plus assez équilibrée pour toi, et que tu n'y trouvais plus ton compte? Ce qui, à mon sens, ne veut pas dire que c'est une fatalité et je te souhaite au contraire de retrouver la voie des concours d'une façon qui te convienne mieux que ça n'a été le cas à un moment.

Clairement, si j'ai l'opportunité, j'aimerais bien refaire quelque concours aussi on verra se ça se fait. Et même si globalement, j'ai peu l'esprit de compétition, il y aura forcément un peu de stress aussi. Ca c'est bien normal, on est d'accord.

Par kagnotte : le 28/04/26 à 11:36:21

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J'aime bien un petit concours de temps en temps, mais oui j'avoue que c'est toujours un moment de stresse, j'ai horreur qu'on me regarde.

Mais bon ça me donne de petits objectifs, mais je crois que je n'ai plus envie de faire de "saison de concours".
Mes j'avoue que je n'ai même plus forcément envie d'une seule "discipline".
Je suis plus dans l'optique d'essayer des choses différentes, et j'ai autant de plaisir pendant un cours, que pendant une balade sportive ou cool, de travailler à pieds, de juste passer du temps avec eux.
Peut être que c'est le fait de vieillir.


Par lbe : le 28/04/26 à 11:41:15

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"C'est un truc qu'on peut retrouver dans plein d'activités d'ailleurs. J'ai pas trop l'esprit de compétition, par contre j'ai fait quelques reconstitution de batailles et mêlées en reconstitution historique, et croyez-moi la petite montée de stress quand on arrive sur le champs avec sa petite lance et qu'en face ils sont 800, elle y est aussi. Puis après, on s'amuse."

lol tu me fais rire avec ton expression "sa petite lance" ... mais je vois 100% ce que tu veux dire. Et on ne peut pas imaginer ce qu'était une vrai bataille je pense.

Je me suis fait embarquer dans un spectacle son et lumière en ville une reconstitution des 1000 ans des croisades a Dinant ... en armure avec mon cheval de 3 ans a l'époque (qui en a 36 maintenant). Les feux d'artifice et a cheval sur l'autoroute fermée pour l'occasion .. souvenir incroyable ...

Par stephy92 : le 28/04/26 à 11:47:00

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J'ai eu plusieurs vies de cavalière.

Le poney gamine en club où je prenais des cours contre services rendus car mes parents n'avaient pas les moyens.

A 16 ans j'ai du passer à cheval et je l'ai mal vécu à l'époque car cours dispensés par des militaires à faire des EED sans rien y comprendre à la queue leu leu...

Puis j'ai découvert les "DP" et les chevaux de commerce : en gros tu les sors gratis et ça arrange tout le monde. Il y avait aussi les "DP" sur chevaux plantés (que le proprio replantait joyeusement à chaque concours). Mais ça m'a permis de monter des chevaux incroyables que je n'aurai jamais eu les moyens de m'offrir.

J'ai fait qq compet en horse ball puis en CSO (je faisais en fonction des clubs et des équipes qu'il y avait )

En préparant le G8 j'ai découvert le dressage, mais le vrai dressage avec un cheval allemand incroyable

J'ai eu mon 1er cheval à 30 ans quad j'ai pu l'assumer seule (mes parents n'ont jamais cédé ). J'étais partie sur un cheval de CSO et me voici avec un arabo-boulonnais flippé de l'homme
Il m'a tout appris de la vie de proprio. En fait je ne savais pas grand chose, juste "piloter" des chevaux dressés...

Des problèmes de santé ont fait que le CSO c'était terminé, alors je me suis acheté un poulain de dressage... qui kiffait l'extérieur et l'obstacle. Je lui ai trouvé une bonne famille comme cheval d'extérieur et suis repartie sur un top cheval avec pas mal de moyens dans mon budget car "planté".
On est parti des petites AM3 jusqu'aux petites pro3. On a jamais brillé, mais le but de concours c'était pour me donner des objectifs. De toute façon je n'étais pas prête à céder aux sirènes des bonnes notes en montant avec un bon cheval plaqué pour gagner (je l'ai surtout ressenti à partir des B2, B1)

Je pouvais monter à 5h30 du mat avant d'aller bosser où à 21h30... Aujourd'hui je n'ai plus ce feu sacré, il s'est éteint il y a 4/5 ans. J'ai racheté un poulain (chose que j'avais dit ne jamais refaire ), il est en cours de débourrage. Dans l'idée ça serait de faire un peu d'équitation de travail et de la haute école en prenant des cours avec des gens comme Emilie Haillot qui est à 30 minutes de chez moi. On verra bien ce qu'il me proposera

En fait dès que j'ai atteint mon "plafond de verre" dans une discipline (que ça soit par moyens financiers ou compétences) je préfère repartir dans autre chose plutôt que de repartir en arrière.

Par Erzebeth : le 28/04/26 à 11:47:25

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Ah oui, bien sûr, c'est pas comparable à une vraie bataille, on n'est pas fous non plus!
Mais ouais en plus en première ligne avec juste une guisarme donc plus qu'une lance, un jaques et un casque, en face de grands Belges en armures complètes, j'ai eu un petit moment de "heuuuuu" mais en fait c'est rigolo.
Et l'adrénaline, c'est clairement un dopant hein.
Je suis sortie de là avec l'impression de ne pas avoir pris de coup aux jambes. Quand je me suis changée j'ai vu qu'elles étaient pleines de bleus. Ah... ben si en fait.

Donc si, si, je peux parfaitement comprendre qu'on aime ça et que ça nous motive.

Par takhan : le 28/04/26 à 12:53:47

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La vision est faussée sur le forum car j'axe les récits sur le coté équitation seulement
Mais je pourrais dire que c'est incroyable aussi d'avoir vécu ses 6 ans tambour battant avec mes enfants et mon conjoint. Qu'ils ont vu leur maman aller au bout d'elle meme, qu'ils ont compris pourquoi je repartais a 20h ou que je me lève a 6h.
Bref les concours aussi c'est leçon de vie : se lever les doigts du cul car y a une échéance, l'apprentissage de la défaite, de la frustation, puis la joie de la victoire.
Mais sur un forum poney je m'épanche pas trop là dessus, on serait sur maman.fr pourquoi pas

Si j'ai mis entre parenthèse en 2025 c'est plutot a cause d'une actualité professionnelle très chargée, a coup de 4 mois * 2 a bosser 6 jours semaine de 6h à 19h... ça laissait pas trop de place aux entrainements donc plutot que de faire mal j'ai préféré pas faire

La remise en question de Vandalo c'était plutôt la façon de travailler plutôt que le concours.
C'est vraiment un très bon cheval objectivement et la tentation est grande pour un pro d'aller le chercher très fort, sauf que moi je sais pas monter comme ça et surtout j'en ai pas envie.
Donc oui pour revenir au titre du post, que ce soit pour Takhan ou Vandalo j'ai complètement changé ma façon de monter et j'ai banni toute forme de "violence", je leur rentre plus dedans (et dieu sait que j'ai pu me bagarrer avec Takhan ), je monte avec ma tete c'est plus sur

Par BountyB : le 28/04/26 à 13:35:09

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C'est clair que sur un forum, c'est difficile de toujours percevoir le ratio peur / plaisir dans un récit. Personnellement, j'ai réalisé que, pour qu'une activité continue de faire sens pour moi, il faut que le plaisir procuré soit au minimum aussi grand que le stress engendré.

J'ai eu le coup avec l'escalade. Quand je me suis mise à l'escalade, c'était un immense défi parce que je souffrais d'un gros gros vertige, très handicapant lors de mes randos en montagne (youhou les passages vertigineux un peu étroits à 4 pattes en pleurant ). La première fois que j'ai dépassé les 3 mètres de hauteur en salle, je tremblais comme une folle, puis j'ai apprivoisé ma peur, j'étais super fière.

Et puis je suis allée en extérieur, dans le Jura et les Alpes et même dans les Calanques, souvenir ému de cette paroi de 300 mètres dans les Alpes, avec relais au milieu, moi vachée comme une crotte dans le vide en attendant que mon collègue ouvre la suite de la voie, me demandant ce que je foutais là, pourquoi je m'infligeais ça, je tenais uniquement en me disant que j'étais Frodon qui devait amener l'anneau dans le Mordor
Et puis quand j'ai commencé à grimper en tête, j'ai réalisé que c'était trop, que ma peur était infiniment plus grande que mon plaisir et je n'ai plus jamais grimpé en extérieur.

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