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Comment semer une pâture « pauvre »?

Sujet commencé par : anngel - Il y a 40 réponses à ce sujet, dernière réponse par Cavallero56
4 personnes suivent ce sujet.
Par anngel : le 13/02/18 à 15:10:11

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J’aurai peut être l’occasion cette année d’acquerir Un bout de terre agricole supplémentaire pour mes chevaux... 3 lusitaniens qui ont une fâcheuse tendance à l’obésité.
Je ne veux pas agrandir pour qu’ils se goinfrent d’avantage, mais pour qu’ils aient plus d’espace, qu’ils bougent d’avantage, que je ramasse moins les crottins et qu’ils aient accès à de l’herbe une plus grande partie de l'année (je ferai des parcelles).

Bref, ces parcelles sont actuellement cultivées... comment les transformer en une prairie naturelle portugaise et pas en pré à vaches laitières normandes??
Je pense qu’il faudra semer au moins qu que chose ? Mais quoi? On peut trouver autre chose que du ray grass, de la fetuque en coopérative? Ou je laisse en friche??

Messages 1 à 40, Page : 1

Par Marilou113 : le 13/02/18 à 15:48:05

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Je n'y connais pas grand chose en plante mais pourquoi ne pas planter des arbres/buissons laisser de côté par les chevaux mais qui "bouffent" tous ce qui se trouve autour d'eux? je pense aux pins par exemple mais je ne sais pas s'il n'y a pas un risque de toxicité

Par Heco : le 13/02/18 à 16:25:03

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anngel

Sous quel climat vit-tu ?
Parce que tu es en Normandie, ça va être compliqué la prairie portugaise ☺
Il te faut un mélange multi-espèces pour prairie permanente, sans légumineuse (ou très peu mais tu ne pourras pas forcément maîtriser qu'elle espèce prend le dessus. Si tu te retrouves avec trop de trèfle, tes chevaux pouvraient être malades). Fétuque, dactylo, etc.
Selon ton climat, les premières années, ta prairie sera peu être "trop belle" pour tes gourmands mais au fur et à mesure, elle sera pris d'assaut par les herbes sauvages et locales... Si tu laisses faire la nature sans semer, tu risques de voir chardons, orties, rumex ou autres envahir ta parcelle. Après tu peux aussi semer sans bien desherber avant comme ça le semis sera "sale" mais il faut être sûr que la parcelle n'est pas contaminée par une espèce trop envahissante...
C'était quoi la culture les années précédentes?

Par anngel : le 13/02/18 à 16:59:31

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Je suis en région toulousaine.

Les cultures actuelles et passées : c’est mais, blé, tournesol.

Je pense y planter des haies à terme donc des arbres et arbustes y’en aura mais avant que ça pousse....

Par oumcalin : le 13/02/18 à 17:22:51

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tu risques de voir chardons, orties, rumex ou autres envahir ta parcelle.

effectivement c'est ce que j'ai actuellement ! contre les chardons il faut semer de la luzerne, les orties faut les laisser c'est tres bon pour eux !
sinon moi je reseme les graines de mon foin (je ramasse le reste qui traine par terre que je stocke dans une grosse poubelle noir et je reseme à la volée en mars et en octobre ; et ca marche nikel !)



Message édité le 13/02/18 à 17:27

Par Tessa : le 13/02/18 à 17:47:09

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L’année passée, j’ai fait du sur semis avec un mélange bio spécial cheval.

Pour essayer de « casser » un peu le splendide😏 ray-grass que j’avais.

Je peux te trouver ce que c’est.

Cela dit, je pense qu’aller trouver un bon fermier du coin ou une coopérative, c’ Le mieux. Ils connaissent la terre du coin et vont te conseiller mieux.

Par anngel : le 13/02/18 à 18:00:57

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Oumcalin j’ai fait pareil cette année! Je récupère les graines du foin (de prairie) et je les ai semées à la volee dans une partie boisée du pré, ça marche très bien en effet!
Mais il faudrait que j’en mette pas mal de côté pour ressemer les nouvelles parcelles (qui ne seront peut être libres qu’en 2021 cela dit, ça me laisse du temps...)

Tessa oui ça m’interesse Le mélange que tu as trouvé.
Démander a la coopé, j’y passerai mais je crains qu’ils n’aient pas de réponse pour ce genre de demande qui sort un peu de l´ordinaire.... la plupart des propriétaires essayaient plutôt d’enrichir leurs terres!

Par kirikou : le 13/02/18 à 18:04:19

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contre les chardons il faut semer de la luzerne,
hum, même si l'idée de départ est bonne, semer de la luzerne pour des chevaux qui grossissent en regardant l'herbe pousser, la luzerne, c'est pas le meilleur plan.

les orties faut les laisser c'est tres bon pour eux !
à condition de les faucher, sinon ils ne les mangent pas

Par jcd : le 13/02/18 à 19:19:42

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tout dépend la situation de ta parcelle: j"ai récupéré un champ qui venait d'etre cultivé en avoine et j'ai juste hersé pour niveller: 1,5 ans plus tard, il est totalement en herbe sans rien semer, mais les parcelles autour sont en foin et il n'était pas très propre (il y avait déjà un peu d'herbe dans l'avoine)

(je ne voulais pas semer car j'étais entrain d'acheter et j'attendais d'être sur que ce ne soit pas préempter et grace à un notaire pas top ça a mis presque 1 an)


Message édité le 13/02/18 à 19:26

Par Tessa : le 13/02/18 à 19:50:01

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J'avais commandé sur ce site:
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Par oumcalin : le 13/02/18 à 19:51:36

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kirikou oui je sais pour la luzerne mais je disais juste ca pour eradiquer le chardon

quant aux orties les miens les mange sur pieds quand elles sont en graines (moins urticantes) pas avant . et je peux te dire qu'ils se jettent dessus !

Par equifeel : le 13/02/18 à 20:58:36

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quant aux orties les miens les mange sur pieds quand elles sont en graines (moins urticantes) pas avant . et je peux te dire qu'ils se jettent dessus !
Faut que je fasse lire ca à mes chevaux.

Au contraire, je pense que les coop sont capables de donné de bons conseils, car ils connaissent la terre, savent ce qui y pousse. Si effectivemnt les agri sotn là pour faire du rendement ils sauront ce qui est capable de s'y implanter naturelmeent ou non résiste bien et est pauvre. Si les agris, c'est poru s'ne débarasser, toi, c'est pour garder, la finalité n'est pas la même, mais le terrain et les plantes, si.

Par anngel : le 13/02/18 à 22:24:49

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Merci pour l’adresse Tessa.

La 1ère parcelle est bordée par mon pré, par une route et d’autres prés pour des chevaux, par une parcelle cultivée, par une haie et encore de la terre cultivée (mais, blé, tournesol...etc)
La 2ème parcelle est bordée par mon pré, par un bois, par une route puis de la terre cultivée, par une parcelle cultivée.
Crois tu que l’herbe puisse y pousser toute seule jcd ?

Par anngel : le 13/02/18 à 22:25:55

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En effet je ne planterai pas de luzerne.
Pour les orties mes chevaux ne les mange qu’en foin, pas sur pieds, et chez moi elle ne pousse que sur un sol très riche (autour du fumier)

Par anngel : le 13/02/18 à 22:26:26

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C’est assez juste ce que tu dis equifeel

Par jcd : le 13/02/18 à 22:28:16

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une fois que ce sera moissonné, tu regardes s'il y a des touffes d'herbe ou s'il n'y a rien: si il y a un peu d'herbe et des prés autour qui ne sont pas coupés trop tot, ça peut le faire.

Par anngel : le 13/02/18 à 22:35:09

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Les prés autour ne sont pas fauchés, il y a des chevaux en permanence, l’herbe ne peut pas monter en graines...

Par anngel : le 13/02/18 à 23:11:04

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Si d’autres s’interessent au sujet, un article intéressant : Lien

Par anngel : le 13/02/18 à 23:30:48

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Un autre article enrichissant : Lien

Par anngel : le 13/02/18 à 23:32:23

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Question bête mais pour avoir une pâture pas trop riche est ce que je peux diminuer la quantité de semence à l’hectare? Pour laisser d’autres plantes s’implanter naturellement ? Ou bien je vais juste me retrouver avec plein de mauvaises herbes? Les mauvaises herbes sont elles forcément envahissantes à terme ?


Message édité le 13/02/18 à 23:32

Par al : le 14/02/18 à 00:55:18

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faut qu'on s'appelle ma belle, j'ai des réponses pour toi
la première question dans notre coin c'est même pas la richesse de ton mélange, c'est surtout de choisir des plantes résistantes à la sécheresse

Par lapatateuh : le 14/02/18 à 05:54:11

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Mes près, dans le sud de la France , viennent du site de Tessa.
Outre que ce sont des personnes très gentilles, si tu n’as pas l’ arrosage quotidien des parcelles ça ne prend pas.

J’ai le mélange pour chevaux, par contre ma prairie est riche. Moins que si c’était de la luzerne, mais mes chevaux ont beaucoup grossi en plein hiver....

Par anngel : le 14/02/18 à 08:38:56

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J’y comptais bien al ou tu passes à la maison. Y’a pas d’urgence hein, de toutes façons, c’est pas encore fait... je rêve juste pour le moment

Merci lapatateuh c’esg Intéressant à savoir!

Par anngel : le 14/02/18 à 08:43:53

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Et une analyse des sols, c’est utile? C’est cher?
Les 2 parcelles sont distantes de 150m, l’une en haut d’une colline, l’autre en bas de la colline, faudrait faire 2 analyses différentes ou c’est pas la peine?

J’ai regardé tout un tas de semences différentes et ils disent pérennité 4,6,9 ans, ça veut dire quoi?
C’est juste pour ceux qui veulent du rendement +++ pour le fourrage? C’est pour le cas où on fauche /surpature avant la montée en graines? Sinon la plante elle peut se reproduire qd mm non?
On ne se retrouve pas avec un sol nu au bout de 4 ans j’imaGine ? Qd bien même la graminée qu’on a semé n’arriverait pas à survivre plus de 4 ans, ça serait colonisé par des espèces locales, ça devient une prairie naturelle, non?

Par lapatateuh : le 14/02/18 à 09:12:00

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le temps que tu as avant de devoir semer à nouveau.
Tu n’as pas un sol nu mais tu perds énormément en densité si tu n’entretiens pas ton sol.

La plante meurt même si elle crée des graines (si on ne laisse pas germer ).

Par anngel : le 14/02/18 à 09:29:10

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Pourquoi les graines ne pourraient pas germer?

Si j’arrive à avoir ces terres supplémentaires, je compte faire une quinzaine de parcelles, de sorte à ne laisser les chevaux pas plus de 15 jrs au mm endroit et laisser la parcelle reposer au moins 3 mois, voire plutôt 6 mois (j’ai des endroits plus ou moins humides à cause du dénivelé, des endroits avec des glands +++ où je ne peux les mettre sûa certaines périodes de l’annee), c’est pour éviter le parasitisme surtout mais ça laisse le temps aux plantes de vivre leur vie, non?

Par anngel : le 14/02/18 à 09:33:18

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Ce qui m’inquiete au niveau du choix des semences, outre la richesse de la prairie et la sécheresse (ce qui est sûrement à prendre en considération pour de très jeunes plantes), c’est d’obtenir un sol porteur... c’est 100% argileux sur ces parcelles, le sol est travaillé en profondeur depuis des décennies, la parcelle qui est vers le bas de la colline reçoit forcément pas mal d’eau...
Est ce qu’il y a des graminées qui ont un système racinaire plus développé ?

Par lapatateuh : le 14/02/18 à 10:28:46

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Je ne pensais pas que tu resterais autant de temps sans mettre les chevaux.

Le plus important c’est que la première année tu ne mettes pa de chevaux dessus pour que les racines se fixent.

Pour les plantes avec racines importantes ... luzerne. Mais bon sur ce coup... non.

Par al : le 14/02/18 à 22:04:43

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moi j'ai pas réfléchi en terme de richesse (enfin si un peu, j'ai rajouté un mélange de légumineuses pour la richesse et surtout la variété du mélange) mais surtout en terme de résistance. J'ai de la fétuque, du dactyle et du festulolium, un hybride dactyle/ray gras (ou fétuque/RG, je sais plus) réputé super résistant à la sécheresse, et j'ai eu le nez creux au vu du printemps 2017
là on va bientôt clôturer mes 5ha, je suis en pleine recherche d'un agri pour me faire le foin avant d'y lancer les bestiaux, avec tes plans de parcelle d'ailleurs, j'ai hate d'y voir les juments!

mais analyse de sol impérative avant, moi j'ai fait à 3 endroits, j'aurais pu faire plus mais bon...ça a été très instructif quand même, 50-55€ par analyse, et ça m'a indiqué que, par exemple, j'avais intérêt à chauler sévèrement plusieurs années de suite si je voulais espérer que quelque chose pousse.... alors j'ai réussi à tout faire en bio, même si ça m'a couté plus cher, mais au moins j'ai pas de traces de métaux lourds sur mon joli sol tout beau tout neuf

je sais pas trop quelle est la coopérative la plus proche de chez toi, moi je fonctionne avec la CAPLA et je suis en bord de secteur, tu veux que je demande à des agris de ton coin (jdois bien avoir gardé qq numéros de mes tournées de pique dans ton coin) chez qui ils se fournissent? parce qu'en fait, le plus intéressant c'est que tu fasses faire, moi la totale pour 5ha ça m'a couté 2000€, semence incluse (heu sans le chaulage et l'engrais bio, par contre...maintenant que j'y pense.... mais bon, je partais sur des terres vraiment très très pauvres et acides....donc selon l'analyse de sol....)

Par PIROU : le 15/02/18 à 00:34:25

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bien sur un peu choisir les variétés qu'on va semer ,
mais j'ai envie de dire que pour avoir une pâture pauvre c'est semer une pâture normale et ensuite ne pas faire d'entretien.
si les agriculteurs entretiennent leur pâtures par des hersages , apports d'engrais chimiques ou organiques , c'est que s'il ne le font pas la pâture va s'appauvrir assez rapidement.


Message édité le 15/02/18 à 00:35

Par al : le 15/02/18 à 01:40:30

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oui maispendant les 2-3 premières années elle va beaucoup produire, et le but d'anngel c'est d'avoir une herbe régulière mais peu riche (donc exit le ray gras, qui de toute façon a beaucoup de mal dans notre coin, sauf pour faire de l'herbe en début de printemps, ma voisine a un immense champ de ray gras qui vient tout seul, mais elle a fauché au 20 avril l'an dernier )

Par anngel : le 15/02/18 à 09:47:24

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Tes 3 analyses de sol sont revenues très différentes ? Ça vaut le coup d’en faire plusieurs ? Tu les a faites faire où?

Le RG j’ai l’impression qu’il y en a dans tous les mélanges, même ceux dit « pauvre en fructane », au moins 40 à 60%.... sauf le fournisseur bio de Tessa qui est à 30% je crois.

Si tu as l’occasion de discuter avec des agri du coin, al, je veux bien leur fournisseur, oui! Mais ne t’embete pas trop pour ça, je ne suis même pas encore sure de pouvoir acheter.... c’est juste que la propriétaire est enfin d’accord pour vendre (et chéri chéri est toujours d’accord pour acheter) mais elle doit encore faire le point avec son notaire et la safer pour vérifier qu’il n’y a ni servitude, ni taxe d’irrigation et pour le prix.... et il faut que la nenette de la safer ne fasse pas d’histoire (ce qui ńest pas gagné vu son manque de bonne volonté jusqu’ici)

Par anngel : le 15/02/18 à 10:09:18

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Et est ce que j’en pourrais envisager de laisser en friche au début et enrichir progressivement ?
est ce que je risque de me retrouver avec un tas de mauvaises herbes dont je n’arriverai plus jamais à me débarrasser ? Ou est ce qu’en mettant les mauvaises herbes en concurrence avec des graminées elles perdent du terrain?

Qu’est ce qu’il y a comme mauvaise herbe particulièrement envahissantes?
-rumex, orties, c’est plutôt les sols riches, non?
- Chardon, j’en vois pas dans le coin non plus (ni chez moi ni dans les prairies pour chevaux ou vaches autour (que je n’ai jamais vues travaillées))
- sèneçon, c’est plutôt en situation de sol riche/surpâturage, non? (Ça j’en ai à certains endroits)
- ronces, ça j’en ai aussi... mais j’espere Que le fait que ces terres soient labourées et traitées depuis x temps m’en protège, non? De toutes façons planter de la fetuque n’empechera Pas la ronce de sortir...
Quoi d’autre?

Par anngel : le 15/02/18 à 10:11:57

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Si je laissais en friche, comment faut il travailler la terre?
D’habitude dans quel état un agriculteur laisse la terre à la fin d’un bail ? Il remet un peu le terrain « propre » ou laisse t il ses « déchets » de la culture précédente ?
Il faut que je prévois de labourer et herser au minimum?

Par anngel : le 15/02/18 à 10:28:44

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J’ai trouve ce document qui est intéressant Lien

Parcelles abandonnées
Dès la première année d’abandon, le Trèfle blanc disparaît et, après trois années, c’est le Ray-grass anglais qui devient très rare (ou rarissime). Au cours de ces trois premières années de friche, le nombre de graminées régresse de 11 à 8 sur le coteau séchant, et descend à 4, voire moins, en fond de vallée. Là, les nombreuses Dicotylédones non fourragères, très agressives, envahissent rapidement la végétation ; par ordre décroissant : Galium aparine (Gaillet ou gratteron), Circium arvense (Cirse des champs), Ranunculus repens (Renoncule rampante), Urtica dioica (Ortie dioïque), Symphytum officinale (Consoude officinale), Epilobium palustre (Épilobe des marais), Rumex sp. (Oseille), Senecio vulgaris (Séneçon commun), Capsella bursa-pastoris (Capselle rougeâtre), Chenopodium album (Chénopode à feuilles d’obier).
Sur le coteau séchant, le nombre de dicotylédones reste inférieur a celui observé sur les prairies exploitées en extensif, suite à la disparition des espèces les moins agressives, Bellis perennis (Pâquerette commune), Taraxacum officinale (Pissenlit), alors que d’autres, Galium aparine, Urtica dioica, Convolvulus arvensis (Liseron des champs) deviennent envahissantes. Même si la diversité globale se maintient mieux sur le coteau séchant, la colonisation par les Dicotylédones non fourragères est préoccupante.
Reprise
Lors de la remise en production, à l’automne, un pâturage sévère, suivi d’un sur-semis de Ray-grass anglais (Leconte et al., 1998), est suffisant sur le coteau séchant où les 7 à 9 Poacées du fond prairial représentent encore une fréquence relative proche de 35%, après 9ans d’abandon. Dans ces conditions, l’agressivité des Poacées permet de reconstituer une prairie correcte, sans avoir recours aux herbicides sélectifs.
En revanche, en fond de vallée, l’envahissement des dicotylédones est très rapide ; elles atteignent une fréquence relative proche de 70% après 3 ans d’abandon.

Espérons que mes parcelles soient considérées comme « coteaux séchant »....?
Mais je suppose qu’ils parlent de parcelles qui étaient en prairie à la base pas cultivées pour des céréales...?
Mais leur exemple semble dire que pâturage + sursemis permettent de re enrichir une pâture (sans avoir besoin de tout casser et repartir à zéro)

Par anngel : le 15/02/18 à 10:39:52

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J’avais pas lu la suite qui dit qu’il a fallu désherber qd même...

« pâturage sévère permet encore de réimplanter la prairie par sursemis en fin de saison. Néanmoins, un traitement herbicide s’est avéré nécessaire au printemps suivant pour maîtriser les dicotylédones non fourragères (printazol N à 1,5 l/ha).
Après 6 ans d’abandon, le broyage à l’automne et l’emploi d’un herbicide rémanent (aminotriazole + thiocyanate d’ammonium à 3 600 g + 3 225 g/ha) n’ont pas été suffisants pour détruire les espèces indésirables. Un traitement de rattrapage a été nécessaire au printemps (glyphosate à 1 700 g/ha) pour détruire les repousses et les levées de plantules (jusqu’à 1 000 Rumex/m2), ainsi qu’une fauche de nettoyage afin de faciliter le semis-direct réalisé avec un semoir spécialisé. Là encore, un traitement herbicide sélectif ultérieur a été nécessaire pour maîtriser les adventices.
Le Trèfle blanc spontané (Trifolium repens) recolonise progressivement ces prairies extensives.
Après 9 ans de friche, le développement de grandes dicotylédones, Circium arvense, Epilobium palustre, Rumex sp., Urtica dioica, a imposé de faucher à l’aide d’une ensileuse à fléaux afin d’enlever la végétation présente. Un semis-direct suivi d’un désherbage de prélevée (éthofumésate à 1 000 g/ha de matière active) a permis de réimplanter un Ray-grass anglais le 7 octobre 1997 (cv Aragon à 30 kg/ha). Un désherbage sélectif s’est avéré indispensable au printemps 1998 (printazol N à 1,5 l/ha) pour éviter l’étouffement du ray-grass qui n’atteignait que 13,2% de fréquence relative.
Par ailleurs, sur une partie plus accidentée, non accessible au matériel d’ensilage, un simple broyage fin 1997, suivi d’un sur-semis à la volée de Ray-grass anglais (cv tétraploïde Montagne à 45 kg/ha) a permis de reconstituer un couvert qui s’est installé lentement »

Par anngel : le 15/02/18 à 10:50:40

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Ils disent ici que labourer favorise la germination des graines des mauvaises herbes, que ćest donc à éviter :

« moyens à mettre en œuvre
La remise en production, après un pâturage de fin de saison par des animaux à faibles besoins, ne pose pas de problème particulier. Lorsque la végétation des Poacées reste dominante, un sur-semis suffit. Cependant, certaines espèces synthétisent des molécules capables d’agir sur le développement des plantes avoisinantes ; ces phénomènes sont appelés allélopathie (Delabays et al., 1998). Ainsi des levées irrégulières, observées au champ à l’emplacement des touffes d’Agrostides (Agrostis sp.), ont été confirmées en boîte de Petri et sous serres (Delabays et Mermillod, 2000).
Mais, lorsque les plantes rudérales et ligneuses non consommées par les bovins ont envahi la prairie, d’autres moyens deviennent nécessaires : dans nos conditions, broyage suivi d’un désherbage, puis re-semis au printemps suivant (Leconte et al., 2000). En zone non mécanisable, on peut préconiser l’utilisation des chevaux et des ânes (ces derniers apprécient les ronces !) qui abroutissent les buissons et limitent leur extension.Après le broyage, les semis-directs ou à la volée s’imposent, car le recours au travail superficiel de ces sols non labourables entraînerait la germination du stock de graines des adentives. Les sur-semis ou semis-directs sans l’emploi d’herbicides totaux sont à privilégier pour préserver la biodiversité résiduelle des zones de coteau, même après 9 ans d’abandon. En fond de vallée, les adventices non fourragères doivent être maîtrisées si possible par des fauches mécaniques. Le recours exceptionnel à un désherbage sélectif doit être apprécié judicieusement pour sauvegarder la diversité floristique des dicotylédones fourragères.
Cependant, l’abandon a réduit la diversité d’espèces fourragères difficiles à réintroduire, du fait de leur faible agressivité et du manque de semences. Les semences de ces espèces marginales ne sont ni disponibles sur le marché français, ni adaptées à nos conditions normandes. Dans les pays limitrophes de la France, la restauration de la biodiversité est entreprise soit sur les talus et bordures de parcelles, soit en bordure de parcelles (Peeters et Janssens, 1997), soit en plein champ (Mosiman et al., 2000).
Lors de l’abandon, bien que certaines espèces disparaissent rapidement, Bellis perennis (Pâquerette commune), Trifolium repens..., le nombre d’espèces augmente pendant les premières années (Baudry et Acx, 1993) et diminue ensuite. La friche ne constitue pas une mesure susceptible de restaurer la biodiversité (Baudry et al., 1996) à l’échelle de la parcelle »

Par anngel : le 15/02/18 à 14:06:26

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Un autre article intéressant « implanter une prairie en fin d’ete » Lien

Ils y disent qu’il faut absolument labourer (contrairement à ce que j’ai lu précédemment), semer au plus tôt et exploiter au plus tôt (fauchage ou pâturage je présume) pour éviter les adventices...
Même pour les prairies sèches ils conseillent au moins un ptit peu de RG car c’esr Celui qui pousse le plus tôt, il assurerait la pérennité de la prairie et limiterait la levée d’adventice.
Apparemment c’est le RGAnglais qui résiste le moins mal à la sécheresse mais il ne pousse plus au delà de 25 degrés...
Pour le RG, les espèces diploïdes résistent mieux au piétinement (a favoriser sur les pistes qui mèneront à les différentes parcelles?) ; les variétés tétraploïdes par contre sont plus riches en eau, font de plus grosses feuilles plus appétentes (à éviter pour des chevaux goinfres??)

Par anngel : le 15/02/18 à 14:17:12

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Je réponds à ma question sur le fait de labourer : c’est à priori non souhaitable si le sol est argileux et sec, et comme je le pressentais ça diminue la portance du sol pour le printemps suivant...

Lien

labour : la sécurité en sol non argileux

En fin d'été, le semis sur labour est la technique la plus sûre hormis en sol argileux et sec. En effet, la structure du sol en surface sera fine, exempte de résidus végétaux et peu infestée de repousses.Les techniques simplifiées de travail du sol ont l'inconvénient de limiter le ressuyage du sol, ce qui n'est pas favorable à l'implantation des cultures en sol hydromorphe.Cette technique permettra d'implanter correctement une prairie en sol mal nivelé ou compacté en profondeur.Le labour d'été en sol argileux et sec peut nécessiter de rester ouvert environ deux semaines sous l'action du climat. La structure s'affinera et des levées d'adventices pourront avoir lieu en surface. Par contre, en sol de limon, le sol doit être refermé immédiatement après le labour.

Dans tous les cas, le labour doit être réalisé au plus vite après la moisson pour profiter de la fraîcheur résiduelle du sol.

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(1) en cas de levées d'adventices

Dès la récolte de la céréale, préparez aussitôt un lit de semences pour favoriser la levée des graines de mauvaises herbes (technique du faux semis).
Dix à quinze jours avant le semis, débarrassez-vous des levées éventuelles de mauvaises herbes par un traitement herbicide ou par un passage de herse ou de vibroculteur.
Roulez avec un cultipacker après le semis.

Le travail superficiel : nécessaire en sol argileux ou en sol superficiel

Le semis sur travail superficiel s'impose dans les sols peu profonds (IS à 20 cm) ou dans les sols argileux très difficiles à labourer à cette période de l'année. Il peut également être choisi dans les sols profonds pour le ray-grass d'Italie afin de diminuer les charges d'implantation de la culture et d'améliorer la portance au printemps.

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(1) en cas de levées d'adventices

Effectuez le travail superficiel (déchaumeurs à disques, cultivateurs rotatifs) et préparez le lit de semences dès la récolte de la céréale. Vous favoriserez ainsi la levée des mauvaises herbes (technique du faux semis).
En sols caillouteux, utilisez uniquement des outils à disques.
Dix à quinze jours avant le semis, débarrassez-vous des levées éventuelles de mauvaises herbes par un traitement herbicide ou par deux passages de déchaumeurs à huit jours d'intervalle.

Le semis direct : à essayer

Cette technique est surtout conseillée pour les espèces à installation rapide comme le ray-grass d'Italie qui auront moins de problèmes de concurrence avec les repousses de la céréale précédente. La seule condition est de disposer de parcelles ne présentant ni ornières ni zones compactes dans la couche arable.

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Maintenez le terrain propre pendant toute l'interculture, avec des herbicides totaux non rémanents.
Il est souhaitable de semer avec un semoir adapté au non labour (Sulky Unidrill, ...).
D'autres techniques de semis à la volée sont intéressantes en particulier pour les jachères: elles nécessitent d'intervenir le plus tôt possible après la moisson. On peut utiliser un épandeur à granulés ou à engrais, le semis sous la barre de coupe ... qui sera ensuite recouvert par un passage de cover-crop très léger.

Par anngel : le 15/02/18 à 14:37:44

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Encore un article sur l’implantation de prairie : Lien
Il y a notamment un tableau intéressant sur quelles variétés planter en fonction du climat et de l’usage qu’on veut en faire (fauchage ou pâturage).

Par Cavallero56 : le 13/08/19 à 13:36:58

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Bonjour

La prairie est-elle semée ?

Me questionnant sans cesse sur les plantes comestibles ou non des prairies naturelles, et leur valeur nutritionnelle je suis tombée sur un vieil ouvrage écrit en ancien françois mais pas trop quand même avec un tableau intéressant en bas de ce lien :

Lien

C'est une mine d'informations qui précise où se plaisent les plantes et le niveau d'appétence, pour 5 espèces de "bestiaux" dont le cheval
Après il y a parfois des plantes dont la note me surprend car je ne les pensais pas comestibles mais à voir...

Sinon je m'interroge sur la semence à apporter dans les trous ou les zones gagnées par l'agrostis que je souhaiterais voir régresser en proposant davantage d'espèces plus intéressantes et je suis tombée sur un mélange très varié et sans ray grass pour les loulous qui font de l'embonpoint, qui m'a l'air pas mal.
[https://www.semence-biologique.fr/equivert-melanges-chevaux/484-semences-85-biologiques-equilibre-equin-3-5.html#/conditionnement_en-sac_de_10kg][/url]
Qu'en pensez-vous ?

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