Forum cheval
Le forum éthologie

Stage d'Éthologie Scientifique dans les Vosges

Sujet commencé par : dragonelly - Il y a 16 réponses à ce sujet, dernière réponse par Topazetcharlot
1 personne suit ce sujet
Par dragonelly : le 13/05/16 à 12:33:27

Déconnecté

Inscrit le :
24-08-2006
2422 messages

3 remerciements
Dire merci
Bonjour à tous !

J'ai essayé de créer un évènement, mais je crois que ça bug

Bref

Le samedi 21 mai, Camille Dorn, Master en Éthologie de l'Université de Strasbourg, animera un stage intitulé "Du laboratoire à l'écurie" à St-Ouen-lès-Parey (Vosges, limite Haute-Marne).

Le programme du stage alternera entre interventions théoriques et mises en pratique à pied ou à cheval.

Si vous avez des demandes particulières (des problèmes à résoudre, des exercices à apprendre, etc.) vous pouvez faire part de ces demandes à Camille avant le stage et elle préparera un encadrement personnalisé.

Le prix de la journée, repas inclus, est à 75€
Vous pouvez soit venir avec votre cheval, soit on peut vous en prêter un sur place.

Vous pouvez également venir en auditeur libre, dans ce cas le prix de la journée, repas inclus également, est à 35€.

Le lien pour l'évènement facebook

N'hésitez pas à me contacter pour davantage d'informations

Messages 1 à 16, Page : 1

Par dragonelly : le 29/05/16 à 00:07:48

Déconnecté

Inscrit le :
24-08-2006
2422 messages

3 remerciements
Dire merci
Petit résumé du stage :

Le matin, Camille nous a expliqué ce qu'était l'éthologie scientifique. Elle nous a parlé des différents domaines de recherche : mode de vie, alimentation, comportement, etc.
Nous sommes également allé observer le troupeau et avons parlé des interactions sociales, de la dominance, du leadership...
La dominance est le fait, pour un individu, d'avoir un accès prioritaire à une ressource (eau, partenaire, abri, etc.). Il n'y a pas de relation de dominance entre le cheval et l'humain (les chevaux ne tentent pas de dominer les humains).
Le leadership est une aptitude passive à intéresser les autres chevaux aux activités qu'un individu propose. Par exemple, untel a soif et commence à se diriger vers le point d'eau. Les autres trouvent son idée intéressante et le suivent. Cependant le leader ne reste pas forcément devant tout le long du trajet, il en est simplement l'initiateur. Par ailleurs, certains chevaux peuvent tenter d'intéresser les autres à l'idée d'aller boire sans y arriver. Être un dominant n'aide pas à être plus crédible en tant que leader. C'est bien les membres du troupeau qui décident qui peut être un leader et dans quelles circonstances (il peut y avoir un leader pour l'eau, un leader pour aller s'abriter, un leader pour se rendre à l'aire de repos, etc.).

L'après-midi, nous avons fait un point sur les théories de l'apprentissage et sur les attentes de chacun. Camille nous a expliqué qu'il n'y a pas de bons ou de mauvais comportements. Il y a des comportements que le cavalier désire voir se reproduire et des comportements que le cavalier souhaite voir disparaitre. De plus, ces attentes varient en fonction des personnes. Par exemple, certains n'aiment pas que leur cheval soit tactile avec eux (toucher avec les lèvres), d'autres ne sont pas dérangé par ce comportement d'exploration.
En nous expliquant les différentes manières de renforcer un comportement souhaité et les différentes solutions pour faire disparaitre un comportement non désiré, Camille nous a invité à aller chercher nos chevaux pour expérimenter ces nouvelles connaissances sur eux

C'est donc avec l'aide de nos compagnons que nous avons mis en pratique tous les bons conseils donnés par Camille. Grâce à l'individualisation de son approche et sa capacité à s'adapter aux personnalités très différentes des chevaux, elle a su nous guider sur un chemin que nous avons hâte de poursuivre !

Quelques photos illustrant cette riche journée : Lien


Par djentil : le 29/05/16 à 09:32:36

Déconnecté

Inscrit le :
20-05-2016
123 messages

1 remerciements
Dire merci
Je trouve très intéressant que le concept de "passive leadership" exposé par Mark Rashid, trouve un écho chez les éthologues. Je crois beaucoup au concept de leardership avec les chevaux (et à celui d'amitié). SI nous n'avons pas d'attitude conflictuelle, mais confiante et cohérente, et si nous aidons le cheval à trouver les solutions aux problèmes posés par l'équitation, plutôt que de vouloir lui imposer des règles (l'expression le cheval doit faire ceci ou cela qu'on entend partout) je crois que nous pouvons devenir des leaders et développer une amitié avec le cheval, qui en fait un véritable partenaire en équitation.

Par nanette41 : le 29/05/16 à 10:25:21

Déconnecté

Inscrit le :
17-11-2008
3360 messages

77 remerciements
Dire merci
Il n'y a pas de relation de dominance entre le cheval et l'humain.

Je ne suis pas tout à fait d'accord, dans la mesure où un cheval peut parfaitement décider que la nourriture contenue dans le seau, elle va être pour lui, quitte à menacer l'humain pour qu'il la cède dans les plus brefs délais.

Un cheval peut aussi manifester des comportements de priorité face à la ressource affective que représente un congénère, en empêchant un humain d'approcher un autre cheval par exemple.

Face à un humain qui interfère dans l'accès aux ressources, les cheval va manifester le même type de comportements qu'envers un autre cheval.

Essayez donc, dans la nature, de vous mettre entre un étalon et la jument en chaleur qu'il convoite, vous observerez des similitudes étonnantes

Je ne dis absolument pas que la relation avec un cheval se limite à une relation de dominance. Je constate simplement que cette relation existe, là où elle doit exister, qu'elle est juste naturelle, et qu'il faut en être conscient pour comprendre leurs comportements, et au contraire, les respecter pour ce qu'ils sont. Ce qu'on en fait ensuite est un autre sujet.

Par dragonelly : le 29/05/16 à 22:28:49

Déconnecté

Inscrit le :
24-08-2006
2422 messages

3 remerciements
Dire merci
Bonsoir Nanette et merci pour ton message !

Que les choses soient claires : les éthologues sont absolument unanimes sur le fait qu'il n'y a pas de relation de dominance entre l'homme et le cheval.
Les situations que tu décris sont parfaitement réelles, mais s'expliquent par l'apprentissage et non la dominance.
Tout ceci est en fait un problème de "terminologie"

En résumé, il peut y avoir conflit entre un humain et un cheval (ou entre un cheval et une vache, etc.) mais le comportement exprimé à cet instant, ne sera jamais scientifiquement appelé "dominance" car les éthologues n'ont encore jamais réussi à prouver que la dominance pouvait s'exprimer inter-espèce.

Ce qu'il faut retenir, c'est que si un cheval est agressif dans un certain contexte, c'est via un apprentissage qu'on peut espérer modifier son comportement.
Prenons l'exemple du seau de nourriture. Si un cheval devient agressif à la vue d'un seau, ce n'est pas en faisant les 7 jeux parelli (par exemple) qu'il va apprendre ce qu'il faut faire quand un humain arrive avec un seau. Par contre, lui enseigner un code pour lui dire de se positionner à un certain emplacement, puis lui apprendre à attendre un signal pour qu'il aille vers le seau, sont des exercices qui vont permettre d'expliquer au cheval ce qu'on attend de lui concrètement.

Cela dit, je dois bien avouer que j'avais exactement les mêmes réflexions que toi concernant cette fameuse dominance que nous semblons rencontrer régulièrement dans notre travail avec les chevaux. Et ce n'est qu'en discutant avec des scientifiques (Hélène Roche, Camille Dorn et d'autres) que j'ai mieux compris ce concept (et de nombreux autres !).
Par conséquent, si tu n'es pas convaincue par mon discours (après tout, je ne suis pas une scientifique), je t'invite à te rapprocher d'éthologues ou de lire des livres d'éthologie équine (pas des livres de chuchoteurs, ça n'a rien à voir). Tu verras, c'est vraiment passionnant et ça permet de mettre de nouvelles interprétations sur plein de comportements que nous ne comprenions pas ou que nous comprenions mal Et parfois, on a même l'heureuse surprise de découvrir que nous avions vu juste, de manière intuitive. Mais quel bonheur de lire que la science appuie ce qu'on avait pressenti

Par dragonelly : le 29/05/16 à 22:33:23

Déconnecté

Inscrit le :
24-08-2006
2422 messages

3 remerciements
Dire merci
Bonsoir Djentil,

Je ne connaissais pas Mark Rachid, je vais m'y intéresser merci !

Il est vrai que si nous devions choisir un comportement à "imiter" je pencherais également pour le leadership. Mais encore une fois, les éthologues ne parlent jamais de leadership inter-espèce...

Mais après tout, peu importe la terminologie. Car si nous arrivons être suffisant crédible pour que notre compagnon équin souhaite nous suivre dans tout ce que nous lui proposons, c'est vraiment une victoire IMMENSE

Par djentil : le 30/05/16 à 09:49:20

Déconnecté

Inscrit le :
20-05-2016
123 messages

1 remerciements
Dire merci
Bonjour Dragonelly
Certes, il ne s'agit pas de faire croire qu'on est un cheval, mais plutôt d'intégrer dans notre approche ce que la nature du cheval nous offre de positif.

Les chevaux utilisent un langage corporel pour communiquer entre eux. Nous n'allons pas utiliser le même langage, en couchant les oreilles par exemple, mais intégrer certains aspects de ce langage. Nous pouvons utiliser la notion de point d'équilibre pour indiquer une direction, et les variations du niveau d'énergie de notre déplacement, ou du mouvement d'une partie de notre corps ou  d'une extension de notre corps. Les cowboys contrôlent le bétail en liberté comme ça, sans stress, et dans un contexte inter-spécifique. Ce langage peut être assez subtil pour intégrer certains éléments posturaux.

Nous pouvons de même intégrer certains moyens utilisés par un leader équin pour assurer notre propre leadership. Par exemple le leader n'a pas une attitude conflictuelle. Les chevaux le suivent parce cela leur apporte du confort, alors qu'ils cèdent à un dominant qui a une attitude conflictuelle, pour éviter une escalade d'inconfort. La technique du point to point pour mettre un cheval en avant illustre parfaitement la différence entre l'évitement de l'inconfort (le coup de cravache "classique" et la quête du confort (la zone de repos et de récompense).

Il est a mon avis inutile d'opposer les "vrais" éthologues, qui sont des scientifiques, et les "faux" que seraient les chuchoteurs. Les éthologues apportent des connaissances incontournables, mais l'éducation du cheval demandent beaucoup plus que ces connaissances, qui ne sont en quelque sorte qu'un point de départ, et l'apport des chuchoteurs est pour moi tout autant incontournable.

Par dragonelly : le 30/05/16 à 11:12:13

Déconnecté

Inscrit le :
24-08-2006
2422 messages

3 remerciements
Dire merci
Je suis bien d'accord avec toi Djentil

L'éthologie (scientifique) nous apporte les connaissances nécessaires à la cohabitation "harmonieuse" entre humain et chevaux. C'est en connaissant bien cet animal que nous pouvons faire des choix éclairés. Comme tu le dis, les chevaux communiquent beaucoup par le langage corporel et notamment les expressions du visage. Lire cet article à ce sujet (passionnant ^^) : Lien

Ensuite, je n'oppose pas les chuchoteurs et les éthologues. Il faut comparer ce qui est comparable Et c'est bien le problème. Beaucoup de personnes pensent que les éthologues sont des dresseurs de chevaux, alors que l'éthologie est avant tout une science d'observation et non d'intervention. A partir de là, de nombreux malentendus surviennent...
Certaines personnes pensent que ce que le chuchoteur du coin leur enseigne est validé scientifiquement : c'est le dominant qui dirige le mouvement des autres membres du troupeau... Pour obtenir le respect de son cheval, il faut être le dominant (alpha)... Et autres croyances.
A l'inverse, d'autres pensent que les éthologues sont des personnes qui ne travaillent les chevaux qu'au sol dans des ronds de longe et considèrent que faire des études pour ça est invraisemblable lol

Evidemment, il y a de bons éducateurs/chuchoteurs et de mauvais éthologues et inversement : ce ne sont que des êtres humains

Je pense qu'il est primordial de différencier ces deux concepts (dresseur / scientifique) qui ont effectivement des rôles complémentaires. Mais sans des connaissances en éthologie (scientifique) il sera difficile pour un néophyte d'analyser la méthode proposé par son coach et de comprendre sur quels mécanismes repose l'apprentissage du cheval (résignation ? habituation ? renforcement positif ? punition négative ? etc.) Et comme chaque mécanisme a des effets différents sur le psychisme du cheval, leur méconnaissance peut mener au mieux à des maladresses, au pire à de la maltraitance...

Et si je dis tout cela, ce n'est pas parce que je le crois en théorie, c'est parce que je l'ai vécu moi-même, que je connais beaucoup d'autres cavaliers qui sont passés par là également et que je fréquente de nombreuses autres personnes qui sont encore dans cette confusion...
Bref, soyons clairs


Message édité le 30/05/16 à 11:20

Par djentil : le 30/05/16 à 13:32:59

Déconnecté

Inscrit le :
20-05-2016
123 messages

1 remerciements
Dire merci
Oui soyons clairs.
Les dresseurs ne sont pas compétents pour faire des cours d'éthologie, mais les éthologues ne sont pas plus compétents pour faire des cours d'équitation, même à pied.

Sans connaissances en éthologie il sera certes "difficile pour un néophyte d'analyser la méthode proposé par son coach", mais n'oublions pas qu'inversement sans son coach le néophyte se fera trimballé au bout d'une longe, bousculé et éjecté de la selle.

Donc attention à ne pas tomber dans l'excès inverse qui serait de jeter des connaissances indispensables avec l'eau des explications scientistes pour se retrouver sans rien dans la baignoire.

Par dragonelly : le 30/05/16 à 14:05:35

Déconnecté

Inscrit le :
24-08-2006
2422 messages

3 remerciements
Dire merci
Comme dans toute discipline, quand on n'a pas certaines bases, toute la suite de l'apprentissage est compromis.

En équitation, sans une base de connaissance en éthologie, on réduit le cheval au mieux à un outil bien entretenu, au pire à un esclave.
Heureusement,il n'est pas forcément nécessaire d'avoir fait des études pour mieux comprendre les chevaux et développer sa connaissance du cheval, d'autant plus que les articles de vulgarisation scientifique sont de plus en plus courants. Mais la science reste la référence lorsqu'on a un doute ou une ignorance.

Il ne s'agit donc pas de choisir entre éthologie et équitation. Il s'agit de comprendre dans quel ordre s’acquièrent les apprentissages : d'abord on apprend à connaitre l'animal avec lequel on souhaite interagir, ensuite on tente de mettre en pratique ce qu'on a appris.

J'ajouterai également que chaque cheval et chaque cavalier étant des individus uniques, il n'existe aucun exercice type qui fonctionnera sur tous les chevaux et tous les cavaliers. Au contraire ! C'est davantage grâce à son imagination, sa créativité et sa bienveillance, qu'on arrivera à appliquer ses connaissances théoriques pour s'adapter à chaque situation

Et c'est donc là, à ce stade, que toute la diversité des professionnels équestres est une aubaine : il y a autant d'approches que d'individus ! Il suffit juste de piocher, de tester et de voir ce qui convient ou pas à son cheval et à nous même

Par djentil : le 30/05/16 à 16:09:56

Déconnecté

Inscrit le :
20-05-2016
123 messages

1 remerciements
Dire merci
Je ne dis pas qu'il faut choisir entre équitation et éthologie, je dis chacun à sa place.
L'éthologie (on peut dire la même chose de la psychologie, de la physiologie, ou de la biomécanique) apportent des connaissances importantes, mais elles sont insuffisantes pour dresser un cheval malgré toute "l'imagination, la créativité et la bienveillance" d'un dresseur qui voudrait les appliquer sans avoir une base solide en équitation. Et je pense que pour avoir une base solide il est préférable de commencer par étudier sérieusement une méthode. Les éthologues, contrairement aux chuchoteurs, ne peuvent pas fournir cette base.

Par dragonelly : le 30/05/16 à 21:54:36

Déconnecté

Inscrit le :
24-08-2006
2422 messages

3 remerciements
Dire merci
Je ne sais pas de quelle méthode tu parles, mais souvent,il s'agit d'exercices standardisés qui, par définition, ne peuvent convenir à tous les chevaux et tous les cavaliers (raison pour laquelle je préfère la créativité).
Mais après tout, peu importe, car ce n'était pas mon sujet à la base, donc autant arrêter avant de faire du HS (pensons aux lecteurs qui ne participent pas ^^).


Par nanette41 : le 30/05/16 à 22:14:09

Déconnecté

Inscrit le :
17-11-2008
3360 messages

77 remerciements
Dire merci
Je pense que l'éthologie se répand notamment via les vétérinaires qui, chez nous du moins, et je suppose chez vous, ont une bonne formation de base dans cette matière.

On voit d'ailleurs apparaître des vétérinaires comportementalistes, même si jusqu'à présent, je n'en connais personnellement que pour les chiens. De l'éthologie appliquée, donc.

Il reste à intégrer des cours sérieux d'éthologie à la formation des enseignants d'équitation, et la cheval comme le cavalier seront bien mieux encadrés.




Par Topazetcharlot : le 31/05/16 à 00:07:54

Déconnecté

Inscrit le :
01-06-2007
1218 messages

9 remerciements
Dire merci
Ah ben pour ce qui est des véto, je n'en ai jamais rencontrés qui avaient cette base (en équine en tout cas), pour ce qui est des enseignants, ils n'en perçoivent pas forcément l'intérêt. Pourtant il y aurait vraiment à gagner à avoir cet apport dans les clubs parce que ça attirerait des gens pas forcémment cavaliers, ça permettrait de poser des bases sur la cavalerie de club tout en rentabilisant et de faire travailler des chevaux pas forcément pratiques à monter pour tous les niveaux.
Beaucoup de bénéfices à mon sens, mais il faut que ça rentre dans les moeurs. ça se fait dans certains endroits mais ça reste rare.

Par djentil : le 31/05/16 à 09:00:36

Déconnecté

Inscrit le :
20-05-2016
123 messages

1 remerciements
Dire merci
Je ne parle pas d'une méthode en particulier.
Une méthode ne se résume pas à des exercices, elle comprend aussi des principes, des techniques, des instruments, etc. Les exercices sont des outils au service d'une démarche pédagogique pour le cavalier puis pour le cheval. Ils constituent une boite à outils, que le cavalier doit d'abord apprendre à utiliser correctement, avant de les utiliser d'une façon adaptée au cheval dont il entreprend l'éducation. Donc pour moi disposer d'outils "standardisés" n'empêche pas du tout une utilisation "personnalisée".

Tu as mentionné le concept de leadership abordé durant le stage. J'ai répondu que ce concept avait été exposé par Mark Rashid. Tu as répondu qu'il ne s'appliquait pas dans un contexte inter-spécifique, et que les chuchoteurs ne faisaient pas d'éthologie. J'ai montré qu'on pouvait l'intégrer dans une démarche équestre (à ce propos si on ne peut pas s'en servir je ne vois pas l'intérêt d'en parler pendant dans un stage), comme on intègre le langage corporel que les chevaux connaissent déjà, et que si les chuchoteurs ne faisaient pas d'éthologie, les éthologues, eux, ne faisaient pas d'équitation. Tu m'as répondu que la démarche des chuchoteurs n'avait pas beaucoup de valeur car elle reposait sur des exercices standardisés. Ma réponse, dans ce message, est que les exercices constituent une boite à outils à utiliser en fonction du cheval. 

Pour moi ce n'est pas hors-sujet de parler des rôles respectifs des uns et des autres et de l'intégration des concepts éthologiques dans l'équitation.

Par dragonelly : le 02/06/16 à 12:03:51

Déconnecté

Inscrit le :
24-08-2006
2422 messages

3 remerciements
Dire merci
Le milieu du chien est effectivement en avance par rapport au milieu du cheval.

Mais quand on voit le nombre de propriétaires de chiens qui pensent encore qu'il faut dominer son chien (alors que cette notion est complètement obsolète), imaginez combien de temps cela prendra pour le cheval ! Ce serait tellement bien si l'éthologie était davantage enseignée dans tout les métiers où l'homme a une interaction avec un animal !

Personnellement, j'ai fait le pari d'intégrer les connaissances les plus récentes en éthologie pour gérer mes chevaux et mon enseignement. Mes chevaux doivent m'en être reconnaissants (mais ils ne me le disent pas, ces introvertis ^^) et j'ai quelques cavaliers et propriétaires qui adhèrent à 100% à cette nouvelle façon de gérer et d'éduquer les chevaux. Mais il faut bien avouer que le monde équestre en général est extrêmement traditionaliste et qu'il est difficile pour la plupart des cavaliers de se remettre en question (par égo, tout simplement...).

De plus, l'éthologie du cheval est une science assez récente. Il reste vraiment beaucoup de comportements à comprendre et pour l'instant, nos interactions avec les chevaux comporteront toujours une part d'intuition. Mais connaitre le B-A-BA (les théories de l'apprentissage, les interactions sociales, dominance, leadership, ...) permettent de ne pas faire d'erreurs d'interprétations grossières.
Et je rejoins Djentil sur l'image de la boite à outil. Il faut savoir se servir de différents outils physiques et pédagogiques et surtout savoir s'adapter aux réactions de l'élève (cheval en l’occurrence) pour respecter son intégrité physique et psychologique

Par Topazetcharlot : le 02/06/16 à 14:03:52

Déconnecté

Inscrit le :
01-06-2007
1218 messages

9 remerciements
Dire merci1
Oui je crois, que le but est d'optimiser l'éthogramme de chaque cheval. Que ce soit au niveau des conditions de "détention" (lol), de l'alimentation, de la manutention et biens sûr, de l'utilisation.
Mais faire entrer ça dans des structures, non seulement traditionaliste mais en plus avec un esprit "on bosse comme ça depuis 20 ans et ça marche", difficile de changer les mentalités.
C'est un travail de longue haleine qui demande aussi de se soucier de ceux qui ont le pouvoir de changer les choses, c'est à dire les hommes.
Tant qu'on ne prend pas en considération le facteur humain avant de prendre en considération le facteur équin, on se plante.
Comment suciter l'intérêt, éveiller la curiosité, voir la conscience...
Quand les gens se comparent en disant "ben moi si j'ai mal au dos, je vais bosser quand même", comment veux tu qu'ils prennent soin de leurs bêtes. Mais il existe peut-être des solutions permettant de mieux gérer le fonctionnement de son dos tout en travaillant. Bref, on a pas le Q sorti des ronces, mais je crois que les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, le peu que propose chacun, à son niveau, c'est déjà mieux que rien^^



Message édité le 02/06/16 à 14:05

Page : 1


Pour préserver la qualité de ce forum, vous devez être membre pour participer à cette discussion..
Il y a actuellement (63 433) membres dans la communauté.
Devenez membre | Connectez vous

Les dernières annonces

Hongre 10 ans
10000€
Van:IFOR
1500€
Selle wintec pro
350€
Pouliche Arabe
Joli mâle PFS
2300€
Offre de prêt
5000€