Cheval mongol, utilisation du cheval en Mongolie : dossier 1 cheval.com

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Très polyvalent, le cheval Mongol travaille sous la selle et le bât, avec le bétail, à la ferme et au trait, et prend également part à des matchs de polo, sport très populaire en Asie, ainsi qu'aux festivals nationaux. Les chevaux Mongols sont d'excellentes montures pour effectuer de longues distances, car ils sont résistants, volontaires et infatigables Certains chevaux bien reposés sont capables de parcourir 100 km en une étape. La moyenne d'un long voyage, en changeant de cheval tous les 2 ou 3 jours, s'établit entre 5 et 6 km par heure sur des étapes de 8 à 12 heures. Utilisés dans l'armée, beaucoup furent envoyés, durant la deuxième guerre mondiale, en Union Soviétique, ce qui réduisit grandement le nombre de chevaux en Mongolie.

Le cheval Mongol est capable de s'adapter aisément à diverses situations avec des dispositions particulières à la tolérance et à la volonté. Il est vif, alerte et possède une remarquable habilité au travail.

Le Mongol est aussi utilisé pour le lait et la viande, qui sont indispensables à la vie pastorale de la population.

Dans le passé, il se pratiquait une très importante exportation de chevaux vers la Chine, pour la production des mules. La viande est peu consommée en Mongolie ; on l'utilise en conserverie (combinat d'Oulan-Bator), et on l'exporte (animaux de 2 à 3 ans). Le rendement en viande est de 50% du poids vif. On utilise le cuir (chaussures, cuir à semelle, sacs, etc.) ; on exporte la peau de poulains. Traditionnellement, les Mongols utilisent le lait de jument. La lactation des juments est courte, durant 3 mois environ au printemps et en été. La traite permet d'obtenir 150 à 300 kg de lait (400 au maximum par lactation), en addition à ce que tête le poulain. Cela représente une moyenne de 3 à 4 litres par jour (5 au maximum) récoltés au cours de 5 traites, parfois plus. Un effort particulier est actuellement consacré à la sélection des juments laitières, en vue d'obtenir une lactation prolongée. Le lait de jument est utilisé pour préparer un lait fermenté, l'aïrak. Traditionnellement sa fabrication est réalisée dans de la vaisselle de bois et dans une outre faite de peau de chèvre ou de mouton dont les poils tournés vers l'intérieur recèlent le ferment. Consommé à grandes bolées, le lait de jument fermenté est l'aliment souverain de la vie mongole. Sans l'aïrak, pas de force pas de résistance, pas de joie soutenue. A la fois breuvage et nourriture, l'aïrak établit une liaison fondamentale entre le cheval et le peuple des steppes: celui qui a grandit au lait de jument ne peut que connaître le langage des chevaux.



Ces données concernent l'élevage traditionnel. Pour un complément d'information sur la production de viande et de lait, se reporter au chapitre traitant de l'élevage dans les fermes d'Etat, où la production, mieux gérée, est beaucoup plus efficace.

Outre l'apport alimentaire qu'il représente et son poil, très épais en hiver, qui sert à la confection du feutre, cet animal fournit un produit essentiel: le crottin. On imagine mal la valeur que représente le bois dans un pays sans arbres. Il peut servir à tout sauf à être brûlé. Crottins et bouses séchés constituent donc le principal combustible ce qui confère aux intérieurs mongols une atmosphère très spéciale.

Dans la steppe le cheval, c'est le salut ; il raccourcit les distances et tire le nomade du terrible isolement où il se trouve ; il facilite les déplacements en été à la recherche de points d'eau et de pâturages, l'hiver en quête d'abris naturels protégeant du blizzard. Il constitue surtout l'auxiliaire indispensable de la garde et de la sélection du troupeau. Comme le cow-boy ou le vaquero dont il est le devancier, l'arat mongol, le gardien du bétail, passe sa vie entière à cheval et possède ses propres techniques pour attraper l'animal égaré ou récalcitrant. En outre, l'hiver les chevaux font même office de chasse-neige : lancés au galop, ils déblayent les pâturages, permettant aux moutons et aux yaks de trouver leur pitance, système d'autant plus efficace que certaines fermes d'Etat possèdent des troupeaux de plus de 10 000 têtes.