Bajutsu : Yoseikan Bajutsu règles et historique du Yoseikan Bajutsu
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Sujets développés :
  • Description du Yoseikan Bajutsu
  • Le passage des grade du Yoseikan Bajutsu
  • Un site sur le Yoseikan Bajutsu à visiter
Description

Basé sur les plus anciennes techniques guerrières de l'époque féodale japonaise, le Yoseikan Bajutsu en fait la pratique des méthodes de combat utilisées par les célèbres Samourais. Si le but de cette discipline n'est plus aujourd'hui de faire la guerre, elle n'en reste pas moins un art martial, ainsi qu'une discipline équestre à part entière.

Le Yoseikan Bajutsu regroupe un ensemble de techniques assez variées telles que : le tir à l'arc à cheval, les combats au sabre, le lancé de javelot, le maniement de la lance, du poignard et du bâton, le travail des chutes, les techniques de monte, le dressage, la voltige en ligne, le travail avec fantassins, le saut d'obstacles, le travail à mains nues avec fantassins ou entre cavaliers, l'étude de katas (canevas - comparable à une reprise en dressage en quelque sorte), etc....


Photo Stany Ledieu

Cet art de l'équitation associée au tir à l'arc se continue encore dans la pratique du Yabusame (exercice de tir à l'arc pratiqué de nos jours au Japon lors des cérémonies traditionnelles shinto). Autrefois, au Japon, on montait à cheval par la droite, en portant le poids du corps vers l'arrière, contrairement à la coutume actuelle. Le Samourai à cheval accrochait les rênes à un anneau de son armure afin d'avoir les mains libres pour combattre ou tirer à l'arc, et dirigeait alors sa monture uniquement par les jambes et le poids de son corps. La selle était en bois recouvert de tissu ou de cuir, et comportait un dosseret. Les étriers étaient larges et profonds, permettant une assiette stable à toutes les allures. Le Ba (cheval) Jutsu (technique) comprenait des cours complets d'équitation avec et sans armures, allant du dressage des chevaux à la maîtrise des aides, et comportait des sauts d'obstacles, des traversées de rivières, ainsi que l'apprentissage de l'usage d'armes diverses que l'on pouvait manier à cheval : grands sabres, arc, yari, naginata, etc... Chaque famille guerrière avait ses propres techniques de Bajutsu. Une des plus anciennes écoles traditionnelles de Bajutsu était celle appelée Otsubo-ryû, créée au XVème siècle et qui utilisait le grand arc (yumi) et un très long sabre courbe (O-dachi).


Ce tir à l'arc, considéré en Europe comme "féodal" et non-noble, était au Japon, l'apanage des aristocrates et de certains corps spéciaux de cavalerie. Pour les combats, les chevaux étaient protégés d'une armure en cuir avec des plaques de métal sur le chanfrein. Le Bajutsu se maintint au Japon jusque vers 1600 où il disparut définitivement suite à l'utilisation des armes à feu au combat.


Programme de passage de grades

Le Bajutsu étant un art martial, il existe une progression graduée comme dans les autres disciplines martiales. Cette division s’opère entre les grades KYU et les grades DAN. Les grades Dan sont, en quelque sorte, les ceintures noires, et les grades Kyu, les ceintures de couleurs (jaune, orange, verte, etc.…). Toutefois, en Yoseikan Bajutsu, tous les pratiquants portent une ceinture bleue et blanche. Pas de distinction de grade visible, dès lors pas de course à la ceinture. Dans ces grades inférieurs constitués par les Kyu, nous y trouvons 3 niveaux :

  • le niveau inférieur est le niveau SHO-KYU (correspondant aux 9ème, 8ème, 7ème Kyu, pour les personnes ayant des connaissances en arts martiaux),

  • le niveau moyen s’appelle TCHU-KYU (6ème, 5ème, 4ème Kyu),

  • le niveau supérieur est le JYO-KYU (3ème, 2ème et 1er Kyu).

Nous trouvons ensuite, au niveau supérieur, l’ensemble des grades DAN en commençant par SHODAN (1er Dan), NIDAN (2ème Dan), etc… 

Dans les tableaux ci-joints, vous aurez l’occasion d’apprécier la diversité des exercices exigés en présentation lors des passages de grades des niveaux inférieurs aux grades Dan.

Je préciserai néanmoins que, même si les exercices à présenter sont diversifiés, toute une série d’autres techniques et exercices sont pratiqués, que ce soit dans un objectif de progression ou dans un esprit ludique, mais ne se retrouvent pas pour autant dans le programme des passages de grades

Informations sur le tableau

Deux parties pour chaque grade : l’une à cheval et l’autre à pied.
En effet, différents exercices doivent être présentés à pied avant de l’être à cheval. Il serait stupide et dangereux d’envisager du tir à l’arc à cheval sans une bonne base de travail au sol. Pour le tir à l’arc (Kyu Jutsu) et le lancer de javelot (Yali Nage), on trouve tout d’abord la distance de tir, ensuite les points à réaliser, l’allure (pour la partie cheval) et le nombre d’essais maximum.

Remarque : pas de javelot au premier grade, une bonne base d’équitation est utile avant d’aborder la pratique de cette arme.

Deux exercices de frappes de bâtons : en ligne ou en quinconce.
Les Katas sont des canevas ou séries de mouvements codifiés. Un peu comparable à une reprise de dressage. Executés seul ou à deux, l’élève manie, notamment le sabre (en mousse ou en bois) selon des échanges connus. Les Landolis (randoris – le R se prononce L en japonais) sont les exercices de combat au Tchôbo (sabre long recouvert de mousse pour l’apprentissage).

A pied, on apprendra à chuter (Ukemi Waza – avant de l’apprendre à cheval), on se familiarisera aux techniques de déplacements et d’esquives (Tai Sabaki), ainsi qu’aux dégagements (Tehodoki), pratique et très ludique dans le travail à mains nues, entre cavaliers, ou entre cavaliers et fantassins.

L’exigence des brevets équestres est primordiale puisque le Bajutsu est, plus que certainement, un art martial, mais c’est aussi une discipline équestre. En effet, le Yoseikan Bajutsu est reconnue en Belgique (*) par la L.E.W.B. (Ligue Equestre Wallonie Bruxelles) et donc par la F.R.B.S.E. (Fédération Royale Belge des Sports Equestres).
Cette reconnaissance se concrétise par la création de brevets Etriers ou Degrés (équivalent Galop français) avec spécialisation en Yoseikan Bajutsu : Flèche de Bronze, d’Argent et d’Or, 1er, 2ème et 3ème Katana. Preuve, si besoin en était encore, qu’en Bajutsu, il faut d’abord être bon cavalier. Pas de place donc pour les « imbéciles » voulant jouer aux « cow-boys ». A bon entendeur…

(*) Cette discipline sera bientôt également reconnu par les autres Fédérations Equestres nationales.

Détails
  • L’arc est un arc mongol, ambidextre, de plus ou moins 1m20.
  • Le javelot est le javelot de type scolaire, poids 400 gr. (possible aussi 500, 600 ou 800 gr.).
  • La cible est le blason officiel de type olympique (5 couleurs, points de 1 à 5).

Dossier préparé en collaboration avec Stany Ledieu du site Yoseikan Bajutsu. Pour plus d'information : visitez son site.