Adresse du Syndicat des éleveurs de chevaux de sang
Historique de la race
Ce furent surtout les Croisades qui firent connaître réellement aux Seigneurs d'Occident, les mérites des chevaux du Moyen-Orient.
De petite taille mais bien bâtis, nerveux, endurants, sobres et surtout très rapides, ces chevaux contrastaient avec les lourds palefrois d'Angleterre, de France et d'Allemagne.
Richard CŒUR DE LION (1189-1199) en fit venir plusieurs de cette origine qu'il croisa avec des juments locales, il commençait ainsi une expérience qui fit, plus tard, la fortune de l'Angleterre.
C'est ainsi que, du Xlle au XVIie siècle, les races de chevaux indigènes s'enrichirent d'un sang de choix, sans beaucoup de méthode certes, mais non sans profits réels.
Lorsque se présenta le second tiers du XVIie siècle, un événement capital se dessina qui devait mettre l'Angleterre en possession de son Pur sang, le meilleur du monde.
Ce fut l'apparition de trois chevaux orientaux, de qualité extraordinaire, qui, croisés avec des juments anglaises ou "des Royales Mares", produisirent une race absolument nouvelle.
Quelques mots sur ces "patriarches".
BYERL y TURK dont les origines son inconnues, fut le premier d'entre eux.
On sait seulement qu'il était cheval d'armes du Capitaine BYERL y qui l'importa d'Orient sous le règne de Guillaume III (1689-1702).
DARLEY ARABI AN
Son propriétaire était John BREWESTER DARLEY, éleveur à York. Son frère, établi à Alep, le lui avait envoyé en 1705 après l'avoir échangé contre un fusil de chasse du dernier modèle (il appartenait à un chasseur de gazelles).
Il venait du désert de Palmyre et était de la race Hochlani, déjà chérie par Salomon. Mr DARLEY n'en fit pas grand cas pour la course et le mit au Haras et il eut de très bons produits.
GODOLPHIN ARABIAN (ou Barbe)
Vingt-six années après l'arrivée en Angleterre de DARLEY ARABIAN, y vint, de curieuse façon, le cheval illustre qui devait être le 3" précurseur de la race de Pur sang.
Il avait fait partie d'un lot de huit étalons que le Bey de Tunis avait envoyé à Louis XV en 1731 mais celui-ci ne les avait pas appréciés et les avait vendus à vil prix parce que, dit-on, les Directeurs du Haras ne les avait pas jugés dignes de figurer dans les Ecuries Royales.
En ce qui concerne GODOLPHIN ARABIAN, la France venait de perdre là la plus belle occasion de créer, presqu'en même temps que l'Angleterre, sa propre race de Pur sang français. '
Or donc, un Anglais de passage à Versailles, un certain Mr CROOKE, remarqua dans la rue un ravissant petit cheval bai tirant un tonneau d'arrosage. Il l'acheta et le revendit en Angleterre au Lord Trésorier GODOLPHIN qui l'envoya à son Haras de Gog-Magog et le baptisa GODOLPHIN ARABIAN.
Là encore on mésestima ses possibilités et il fut décidé de lui confier le rôle ingrat et cruel de "souffleur". Or un beau jour le petit GODOLPHIN ARABIAN, excédé de tenir ce rôle effacé, tua à l'issue d'une terrible bataille, l'étalon choisi par son maître et entreprit de prouver jusqu'au bout sa flamme, sans l'aide de personne, à la belle jument ROXANA qui lui donna des produits remarquables.
L'histoire est jolie, un peu trop peut-être pour ne pas avoir été quelque peu embellie par les ans.
Dès l'apparition de BYERL Y TURK, sous le règne de Guillaume III, fut créé le "STUD BOOK" : répertoire dans lequel sont consignés les naissances "et les fiches d'identité de tous les Pur sang. C'est, en quelque sorte, le registre d'état-civil des pursang.
Mais les années s'écoulaient et le miracle de la création de la race arrivait à son second et dernier stade. Parmi les chevaux mêlés de sang oriental et de sang anglais descendant des trois patriarches de pure race orientale: BYERL Y TU.RK, DARLEY ARA- BIAN, GODOUPHIN ARABIAN, trois se signalèrent à leur tour par leurs qualités exceptionnelles
MA TCHEM, né en 1748, petit-fils de Godolphin, par son père et arrière-petit-fils de Byerly, par sa mère.
HEROD ou "KING-HEROD", né en 1758, descendant par son père de Byerly et par sa mère de Darley.
ECLlPSE" né le 5 avril 1764 {jour où se produisit une éclipse de soleil} descendant par son père de Darley et par sa mère de Godolphin.
C'est à ces trois étalons que fut confiée l'insigne mission de propager la nouvelle race dont ils étaient les fondateurs : car il s'agissait bien d'une nouvelle race; La suite l'a démontré.
Les descendants de ces trois ancêtres ont tous reproduit les caractères originaux de leurs premiers auteurs. il est sensiblement plus haut et plus étoffé que le cheval orientai. Il est plus musclé, plus vigoureux et capable de fournir de plus grands efforts. Il développe aussi une plus grande vitesse.
Des trois ndateurs de cette race, ce fut sans conteste ECLIPSE 1e plus remarquable. Il gagna toutes les courses qu'il disputa et se révéla le cheval le plus éblouissant que le mond eut jamais connu. Entrant ensuite au haras, il y fit merveille et eut une nombreuse et valeureuse descendance.
Aujourd'hui encore, les meilleurs ont du sang d'ECLIPSE.
Le standard
Bien que n'ayant pas de standard, le Pur sang est un cheval longiligne, d'une taille moyenne de 1,65 m au garrot, donnant une impression d'ensemble très harmonieuse et athlétique.
Le profil est plutôt rectiligne, le front large, la tête expressive ; l'épaule est longue et oblique, permettant l'amplitude nécessaire des foulées au galop.
La poitrine est ample, profonde, ogivale, le dos est droit, la croupe horizontale et longue, les avant-bras longs et canons courts.
La couleur de robe la plus fréquente est le bai, l'alezan et le gris étant aussi présents.
Utilisation
Bien que sont domaine de prédilection soit sans conteste la course, on retrouve de nombreux Pur sang dans les épreuves de concours complets d'équitation où sont courage et sa vitesse font merveille.
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