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Accueil / Cheval / Races / Le Cheval Espagnol
Sujets traités :
- Historique de la race
- Le standard
- L'élevage
- Utilisation
- Adresse de l'Association Suisse du Cheval de Pure Race Espagnol
Historique de la race
Sonorigine remonte à l'ère paléolithique, et aucun de ses traits et de ses caractéristiques ne viennent de l'extérieur de la péninsule ibérique.
 Cliquez sur l'image pour l'agrandir Photo ASCPRE
Des peintures rupestres datant de 20 000 av. J.C. représentant une race de chevaux aux allures relevées ont été découvertes à Altamira dans le nord de l'Espagne et à La Pileta en Andalousie. Les techniques modernes de datation prouvent que le cheval espagnol descend du cheval préhistorique. Elles démontrent que les ancêtres de l'andalou sont apparus plusieurs milliers d'années avant le barbe, qui est lui-même apparu quelques milliers d'années avant l'arabe.
Il y a presque six mille ans, les guerriers de la péninsule ibérique se sont fait connaître comme étant des cavaliers accomplis. D'après les documents historiques, la cavalerie ibérique était célèbre pour son efficacité et son courage, beaucoup de leurs succès étant dus à leurs excellentes montures.
Les guerriers montaient d'une main. Leurs rênes étaient détendues et n'avaient qu'une importance secondaire. Pourtant, grâce à une formation précise, les chevaux étaient rassemblés, leurs airs relevés, leurs postérieurs bien engagés, portant bien leur cavalier. Ainsi ils étaient en mesure de répondre aux moindres aides, de faire des demi-tours fulgurants, d'effectuer à tout instant des départs arrêtés et de stopper tout aussi rapidement. Les étriers étaient longs et les cavaliers étaient assis "dans le cheval".
Au 4ème siècle av. J.C., le célèbre chef de la cavalerie athénienne, écrivain et philosophe, Xénophon, dont les traités sur l'équitation sont encore fréquemment utilisés aujourd'hui, a loué le "talentueux cheval ibérique" et Homère fait également référence à lui dans son " Iliade ", écrite approximativement 1 100 av. J-C. Les représentations artistiques du cheval espagnol de cette époque ont des ressemblances tout à fait frappantes avec l'andalou actuel.
Sept cents années de domination romaine de la péninsule ibérique se sont achevées en 406 après J.C., et, bien qu'ils exploitèrent massivement les ibères, ces derniers profitèrent néanmoins de certains avantages. Ils construisirent d'excellentes routes, des aqueducs et des ponts, nombre d'entre eux existant encore aujourd'hui. Plus important pour nous est qu'ils ont établi ce qui semble être les premiers haras bien organisés pour la reproduction. La plupart des chevaux de ces premiers haras venaient de la région qui est aujourd'hui l'Andalousie. La force, la capacité et la vitesse, avec une aptitude remarquable pour apprendre ont fait que le cheval espagnol était fort prisé à une époque durant laquelle la vie d'un homme dépendait littéralement de son cheval.
On parle parfois d'un apport de sang arabe dans la race espagnole, mais cette théorie semble invraisemblable. Les maures qui ont envahi l'Espagne au 8ème siècle avaient emmené avec eux un très petit nombre de chevaux, n'étant pas une armée cavalière. Ces chevaux n'étaient pas des arabes du désert, mais des berbères. La péninsule ibérique avait à cette époque un bien plus grand nombre de chevaux que l'Afrique du Nord. Ce qui fait que les maures, qui étaient pourtant venus avec peu de chevaux, se changèrent rapidement de fantassins en cavaliers.
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Des édits royaux du 17ème et du 18ème siècle ont presque signifié l'extinction de la race. Lors de la domination française, le croisement avec des chevaux plus grands et plus lourds (des étalons hollandais, danois et napolitains) a été instauré dans presque toute l'Espagne, sur l'ordre de Napoléon. Les moines chartreux de Jerez de la Frontera, qui élevaient les cartujanos depuis le 15ème siècle, refusèrent strictement d'obéir à cet ordre. Ils cachèrent leurs chevaux afin de continuer à les élever purs. Ce n'est que grâce à leur entêtement et à leur ingéniosité que cette race de chevaux a pu survivre à travers les siècles jusqu'à nos jours.
L'histoire turbulente de la Péninsule ibérique et les explorations plus tardives des marins espagnols eurent une grande influence sur la répartition du cheval espagnol dans toutes les parties du monde connu alors. A l'époque baroque, toutes les maisons princières et royales se mirent à importer des chevaux andalous afin d'anoblir leurs écuries royales avec ces superbes bêtes. Les stratégies guerrières changèrent, Les lourdes armures disparurent de plus en plus. Les chevaux massifs et immobiles firent place aux chevaux espagnols plus légers et mobiles avec lesquels on se mit à faire des croisements dans toute l'Europe.
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A la fin du 15ème siècle, les montures espagnoles de Christophe Colomb furent les premiers chevaux à mettre le pied sur les Amériques des temps modernes. Hernan Cortes, qui en 1519 avait également emmené des chevaux avec lui, a proclamé lors de sa conquête du Mexique " Après Dieu, nous avons dû notre victoire aux chevaux ".
En 1580, 24 juments, 3 étalons et 6 poulains ont été envoyés d'Espagne à Lipizza par l'archiduc Charles 11, représentant le troupeau de départ du haras impérial. Ce fut le début de la célèbre école d'équitation espagnole de Vienne. Les chevaux espagnols étaient les montures préférées des rois, de l'aristocratie et des maîtres d'équitation reconnus de l'époque.
Le standard du cheval
Conformément aux règles générales d'un registre d'inscription pour les races de chevaux, les chevaux sont soumis à des normes spéciales, définies ci-dessous.
Définition
Les chevaux de pure race espagnole sont ceux dont les parents sont inscrits dans le stud-book de leur race.
Prototype
Caractéristiques morphologiques générales
Type harmonieux, longueur moyenne ou courte et profil droit ou sub-convexe, de carrure régulière et allure générale d'une harmonie remarquable. Allures brillantes, énergiques, cadencées et souples, très relevées et aptitude marquée pour le rassemblé.
Caractéristiques morphologiques régionales
Tête de longueur moyenne et rectangulaire, sèche, profil front-naseau droit ou sub-convexe dans des graduations diverses. Oreilles de taille moyenne, bien plantées, écartées, légèrement divergentes et très mobiles. Front large, légèrement voûté, vu de côté sub-convexe ou plat. Yeux vifs au regard éveillé, de forme ovale, courbes des orbites douces ou à demi effacées. Face droite ou légèrement convexe, un peu étroite et sèche. Contours des naseaux doux et recourbés, se terminant par un léger rétrécissement. Naseaux bien ouverts et pas protubérants. Mâchoire large, musclée, avec un bord de mâchoire long et légèrement recourbé. Cou légèrement arqué et de longueur moyenne. Crinière forte et abondante. Tronc proportionné et robuste. Garrot large et bien marqué. Dos musclé et bien fait, rein court et large, horizontal ou légèrement recourbé, liaison harmonieuse du dos à la croupe. Croupe de longueur et largeur moyenne, ronde et légèrement inclinée avec une attache de queue basse qui suit le mouvement. Queue aux crins abondants et longs.
Membres
Antérieurs: Epaule musclée et oblique. Avant-bras en angle harmonieux et fort, extrémité forte et bien dirigée, genou bien formé et sec. Canon de longueur proportionnée et tendons secs. Paturon sec et ressorti, long, très élastique, mais sans exagération. Sabot compact, de périmètre régulier.
Membres postérieurs: Cuisse et fesse musclées. Jarret long, articulation du pied forte, large et nette. Les parties restantes au-dessous des articulations du genou montrent les mêmes caractéristiques que les extrémités antérieures.
Robe
Les robes blanches et baies dominent, d'autres couleurs sont admise, à l'exception des robes alezanes et pies.
Harmonie générale et taille
Dans leur allure générale, ils sont d'une grande beauté et physiquement équilibrés, quel que soit leur âge. Leur taille est mesurée au garrot et doit être, à l'âge de trois ans, d'au moins 1,52m. pour les étalons et 1,50m. pour les juments.
Caractéristiques fonctionnelles des mouvements
Agiles, relevés, allongés, harmonieux et cadencés. Grand talent pour apprendre ainsi qu'un talent spécial pour le rassemblé et les rotations sur l'arrière-main. Une race de chevaux qui possède une obéissance naturelle, une bouche extrêmement douce, qui expliquent sa docilité, et qui est d'un confort exceptionnel.
Caractéristiques constitutionnelles
Ils sont réfléchis et robustes, dévoués et énergiques, nobles et dociles. Ils ont rapidement un lien étroit avec leur cavalier.
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