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La digestion

La digestion gastrique

L'aliment peut faire varier la flore microbienne de l'estomac et entraîner l'apparition d'affections, comme par exemple, des rations riches en céréales stimuleraient l'apparition de gastrite (acidoses ).

La digestion gastrique ne se fait que sur la dernière fraction d'un repas volumineux, c'est-à-dire sur environ 10 litres (2 kg de foin ou 4 kg d'aliments). >4 KG d'aliments granulés = 6.15 l, floconnés = 9 litres !

Il convient donc de limiter les quantités d'aliments pour permettre la digestion gastrique dans l'estomac, ce qui améliore par la suite la digestion dans l'intestin grêle.

En règle générale, on donne donc les fourrages (foin) avant le repas afin de permettre une rétention stomacale.

Les céréales aplaties, l'avoine, le maïs et les carottes entraînent une augmentation de la production du suc gastrique alors que l'inverse se produit avec l'avoine entière et le foin.

Le suc gastrique, riche en pepsine et en acide chlorhydrique, assure le début de la digestion des protéines.

La digestion des protéines commence à s'effectuer dans l'estomac
  • La cellulose subit un début de digestion
  • Les matières azotées subissent un début de transformation ( facilite la digestion intestinale)
  • La digestion des glucides est très limitée
  • La digestion des matières grasses et minéraux est nulle




La durée du transit dans l'estomac est de 3 à 9 heures.

L'estomac a un rôle digestif peu important.

Son fonctionnement est un régulateur du transit intestinal déterminé par la digestion des glucides hydrolysables et des protéines dans l'intestin grêle.

En raison de la faible acidité gastrique, les proliférations microbiennes ne sont pas inhibées.

Le cheval est donc sensible aux contaminations microbiennes des aliments.

L'intestin grêle

Il est très développé: sa longueur est de 16 à 24 mètres et son diamètre de 2 à 3 cm.

Il est suspendu dans la cavité abdominale par le mésentère, long d'une cinquantaine de centimètres, ce qui lui confère une grande mobilité et la possibilité d'aller se loger un peu n'importe où.

Sa musculature est importante, particulièrement au niveau de l'iléum.

Il est recouvert intérieurement par une muqueuse jaunâtre qui a de nombreuses villosités.

La paroi de l'intestin grêle est soumise à des variations de tonus au niveau du duodénum.

La motricité intestinale est surtout réglée au niveau du jejuno-iléon.

La muqueuse de l'intestin est sensible à l'adrénaline et provoque des contractions atypiques de l'épithélium de l'intestin grêle, ce qui explique, d'une part, que les troubles de la digestion entraînent des coliques.

L'intestin grêle a un rôle de transit, il fait progresser les matériaux cellulosiques.

Il n'est jamais au repos, sauf si la diète est supérieure à douze heures, et l'on comprend que tout changement alimentaire peut désorganiser le transit pendant 2 à 3 jours.

Son activité de digestion est plus chimique que microbienne, bien qu'il soit légèrement colonisé par des bactéries.

Elle permet la dégradation des lipides et des protides et leur absorption.

Le taux de glucides solubles, disparaissant de l'intestin grêle, est d'autant plus grand que le régime est riche en fibres.

Le rapport, fourrage/concentré, a donc une influence importante sur le transit et l'absorption.

La muqueuse intestinale secrète également des ions et du bicarbonate.

La digestion enzymatique

40 litres de salive et 10 à 30 litres de suc gastrique se déversent par jour dans l'intestin grêle.

4 à 7 litres de bile par jour se déversent dans le duodénum.

Le cheval n'a pas de vésicule biliaire et la bile est sécrétée en continu.

La sécrétion pancréatique

Elle est continue et s'accroît(environ 7 litres) dans les 3 heures qui suivent le repas.

La digestion enzymatique de l'amidon cru est très limitée et risque d'être submergée lors d'une trop grande ingestion ou trop peu fractionnée de céréales ou de concentrés.

La sécrétion intestinale

Les sucs gastriques (5 à 7 litres) apportent une quantité importante d'enzymes qui dégradent les glucides intra-cellulaires, les protides et les lipides.

Cela fournit au cheval des aliments nutritifs énergétiques.

Les amidons cuits sont mieux digérés que les farines crues.

La plus grande partie des glucides hydrolysables et des matières azotées est digérée dans l'intestin grêle lorsque leur temps de séjour y est suffisant et que la proportion de fourrages est faible.

Les protéines sont digérées principalement dans l'intestin grêle pour les deux tiers d'entre elles en produisant des acides aminés (les protéines de fourrages sont digérées de façon incomplète).

Plus les aliments séjournent dans l'estomac, plus les protéines sont bien digérées dans l'intestin grêle.

On suppose que la digestion des protéines des aliments est de l'ordre de:

80 % pour les céréales et les tourteaux

60 à 70 % pour l'herbe

60 % pour la farine de luzerne déshydratée

30 à 45 % pour les foins selon leur stade de végétation

L'extractif non azoté

Ces sucres élémentaires sont largement digérés dans l'intestin grêle, dans la mesure où ils sont constitués de glucides facilement hydrolysables par voie enzymatique.

95% de l'amidon disparaît avant d'atteindre le cæcum, à condition que l'aliment soit distribué en quantités ajustées aux besoins d'entretien.

La digestibilité de l'amidon varie en fonction des sources alimentaires.

Les matières grasses

Elles sont très bien tolérées.

Les huiles végétales notamment de maïs ou de tournesol sont appâtantes et très bien assimilées.

Les minéraux

Ils sont bien absorbés dans l'intestin grêle, sauf le phosphore(P) où l'absorption se fait partiellement à la fin de l'intestin grêle.

Quant au calcium (Ca), il se fait dans la partie antérieure, avec une digestibilité voisine de 70% (plus faible dans le cas de la luzerne car son calcium est sous forme d'oxalate insoluble).

Le magnésium(Mg), sodium(Na), potassium(K), et les oligo-éléments sont absorbés tout au long de l'intestin.

Le phosphore

Il est surtout absorbé dans le colon et a une digestibilité proche de 58%.

Les vitamines

Elles sont absorbées mais la transformation du carotène en Vit.A est réduite à cause de la rapidité du transit des fourrages.

Souces Kathy Lepage du site Galopin